Rapport explicatif

Consultation 2016/10: L'ordonnance du DFI sur la fixation de la contribution pour la prévention générale des maladies · 17 pages

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La stratégie MNT poursuit la vision suivante : « Plus de personnes restent en bonne santé ou bénéficient d’une qualité de vie élevée en dépit d’une maladie chronique. Moins de personnes souffrent de maladies non transmissibles évitables ou décèdent prématurément. Indépendamment de son statut socio-économique, la population est encouragée à mettre en place des cadres de vie salutogènes et à adopter un mode de vie propice à la santé. ». La stratégie intervient dans sept champs d’action (CA) afin d’atteindre les objectifs stratégiques. Les deux champs d’action « Promotion de la santé et prévention » et « Prévention dans le domaine des soins » jouent un rôle primordial dans la stratégie. Le CA 1 s’attache aux compétences et au comportement responsable en matière de santé ainsi qu’aux conditions-cadre propices à la santé. Le CA 2 vise à renforcer le soutien des personnes malades ou présentant un risque accru de maladie dans leur gestion des facteurs de risque, de leur maladie et des conséquences qui sont liées.

1.2.3 Promotion et prévention de la santé des personnes âgées

En Suisse, la proportion de personnes âgées va continuer d’augmenter fortement ces prochaines années, ce qui représente un défi en matière de santé. La santé et l’autonomie des personnes âgées ainsi que la prévention de la dépendance aux soins revêtent par conséquent une importance fondamentale.

La plus grande partie de la charge de morbidité des personnes âgées est due aux maladies non transmissibles. En effet, le risque de contracter une maladie non transmissible augmente avec l’âge. Conformément à l’Enquête suisse sur la santé 2012, près d’une personne de plus de 65 ans sur deux est concernée par une maladie chronique au moins.7 En vieillissant, il est fréquent que les gens ne soient pas atteints d’une seule maladie, mais de plusieurs simultanément (multimorbidité) et il s’agit généralement de maladies non transmissibles : dans les ménages privés, la proportion d'individus souffrant de deux maladies chroniques ou plus est de 11 % pour les personnes entre 50 et 54 ans et de 44 % pour les personnes de 85 ans et plus. 11 % des décès correspondent à un diagnostic, 24 % à deux diagnostics, 30 % à trois et 31 % à quatre.8

Les activités doivent permettre aux personnes âgées de mener une vie active et autonome le plus longtemps possible et, ainsi, contribuer à améliorer la qualité de vie, à renforcer l’autonomie et à réduire la dépendance aux soins. Par ailleurs, elles doivent s’orienter sur les besoins des groupes vulnérables au sein de la population migrante et sur ceux des personnes défavorisées sur le plan socio-économique.

Les facteurs influençables sont déterminants pour l’évolution physique des maladies chez les personnes âgées. Une mauvaise alimentation, une forte consommation d’alcool et le manque d’activité physique se répercutent de manière négative sur l’état de santé. Par ailleurs, le risque est grand que l’alcool modifie l’efficacité des médicaments ou provoque des interactions dangereuses. Une activité physique régulière notamment est importante pour le maintien et la stimulation de leur santé psychique et cognitive. Les ressources et compétences personnelles (par ex. une attitude et un engagement positifs dans la vie), les stratégies d’adaptation et la vie sociale favorisent d’autant mieux la santé psychique. Il importe de garantir dans une large mesure l’accès aux systèmes de soutien et aux offres de bonne qualité.

Base

Il ressort de la stratégie MNT et du rapport « Santé psychique en Suisse » qu’au vu de l’évolution démographique, les personnes âgées représentent un groupe de population central pour la promotion de la santé et la prévention des maladies psychiques et non transmissibles. Dans le cadre de leurs compétences, la Confédération et les cantons se penchent sur le nombre croissant de personnes âgées dépendantes de soins. Compte tenu de cette augmentation, les coûts des services d’aide et de soins à domicile ainsi que ceux des établissements médico-sociaux vont s’accroître. La prévention de la dépendance aux soins joue ainsi un rôle important.

La Fondation se penche déjà activement sur le sujet. Elle met en œuvre le projet Via qui renforce, par exemple, les ressources sociales. Conçu en 2009, l’avant-projet a été lancé en 2010. Sa première phase

7 Office fédéral de la statistique (OFS), Enquête suisse sur la santé 2012 (ESS12) http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/14/22/publ.html?publicationID=5353

8 Moreau-Gruet, OFS 2013