Rapport sur les résultats
Consultation 2024/58: Transparence sur les questions de durabilité: Modification du code des obligations (CO), de la loi sur la surveillance de la révision (LSR) et du code pénal suisse (CP) · 24 pages
Fedlex · Rapport sur les résultats · Page 8Fedlex · Rapport sur les résultats
Rapport sur les résultats de la procédure de consultation : modification du code des obligations (Transparence sur les questions de durabilité)
Un participant estime que l’intervalle de publication devrait passer de six à douze mois, dans la mesure où le délai de six mois est en décalage avec le droit de l’UE ; le prérequis de l’approbation par l’assemblée générale raccourcirait de fait le délai d’élaboration du rapport à deux ou trois mois35. ASUCO propose une adaptation aux termes de laquelle un rapport de durabilité ne devrait être publié qu’un an sur deux pour diviser par deux les coûts
d’élaboration et d’audit, avec un défaut d’actualité qui resterait raisonnable.
4.2 Contenu du rapport
4.2.1 Double matérialité et principe de l’importance relative
Certains participants rejettent le principe de la double matérialité36 (art. 964c, al. 2, AP-CO)37. Plusieurs exigent qu’on limite l’art. 964c, al. 2, AP-CO aux incidences principales de l’activité de l’entreprise sur les questions de durabilité et aux incidences principales des questions de durabilité sur l’entreprise38.
Certains participants considèrent que le degré de détail exigé pour les aspects sur lesquels doit porter le rapport (art. 964c, al. 3, ch. 1 à 10, AP-CO) est trop élevé39. De nombreux participants rappellent qu’il convient de veiller au caractère proportionné de la publication d’informations et de la soumettre au principe de l’importance relative, de sorte que les
entreprises ne soient tenues de rendre compte que des aspects essentiels en matière de durabilité40.
Quelques participants considèrent que la liste des questions de durabilité (art. 964c, al. 3, ch. 1 à 10, AP-CO) est trop longue et devrait être raccourcie41. L’usage du terme
« insbesondere » incite à penser que la liste n’est pas exhaustive, ce que deux participants refusent42.
La branche des banques et des assurances demande qu’on prenne en compte le principe de l’importance relative et qu’on biffe les termes « réelles ou potentielles » à l’art. 964c, al. 3, ch. 7 et 8, AP-CO43.
4.2.2 Maintien du principe « comply or explain »
Un nombre relativement important de participants est en faveur du maintien du principe « comply or explain » du droit en vigueur (art. 964a, al. 5, CO), c’est-à-dire que les
entreprises ne devraient pas avoir à se prononcer sur certains aspects si elles expliquent clairement pourquoi44.
35 Homburger
36 Les entreprises doivent évaluer à la fois les incidences de leur activité sur la société et l’environnement et les incidences sur son activité de la société et de l’environnement.
37 SVC, Kellerhals Carrard Berne, SSE
38 ASA, economiesuisse, UBCS, scienceindustries, SWISSMEM, UDC, SSF, Bär & Karrer
39 usam, swisscofel, CCIF, ZG
40 economiesuisse, UBCS, Swiss Medtech, scienceindustries, UDC, GEM, ASA, Kellerhals Carrard Berne, usam, swisscofel, SVC, fenaco, SIX Group
41 usam, swisscofel, SSF
42 USVP, VSS
43 ASA, Swiss Banking, UBCS, Centrale de lettres de gage, Pfandbriefbank, ZKB
44 AMAS, SVC, fenaco, SIX Group, SSE, ABPS, FER, GEM, metal.suisse, ASCA, ASA, SWISSMEM, SWIPRA, NW