Rapport explicatif
Consultation 2006/54: Loi sur l'organisation du gouvernement et de l'administration (Réorganisation des commissions extra-parlamentaires) · 14 pages
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du 12 décembre 1996 sur les indemnités journalières et sur les autres indemnités versées aux membres des commissions extraparlementaires11.
Conformément à l’al. 2, le montant des indemnités sera rendu public, ce qui répond à la demande formulée dans le postulat Bühlmann12. Pour des raisons liées à la protection des données, la publication des indemnités nécessite une base légale : il s’agit en effet de données personnelles au sens de l’art. 3, let. a, de la loi fédérale du 19 juin 1992 sur la protection des données (LPD)13, et à ce titre elles ne peuvent être traitées que s’il existe une base légale à cet effet (art. 17, al. 1, LPD).
3 Conséquences
3.1 Conséquences pour la Confédération
Le présent projet entraînera plusieurs conséquences pour la Confédération :
• La clarification de la pratique relative à l’art. 8, al. 1, LOGA renforce la compé-
tence organisationnelle du Conseil fédéral et lui permet d’adapter rapidement le nombre des commissions consultatives et l’accomplissement des tâches à l’évolution des besoins. Il n’est plus nécessaire de recourir à la procédure législative, ce qui allège également la charge de travail de l’Assemblée fédérale. Le Conseil fédéral a déjà fait savoir dans son message du 5 juin 2001 sur l’adaptation de dispositions du droit fédéral en matière d’organisation14 que l’Assemblée fédérale serait informée régulièrement, dans le cadre du rapport de gestion, sur les adaptations de cette nature apportées à des lois fédérales.
• L’évaluation obligatoire des commissions permet de créer un système de com-
missions efficace, adapté aux besoins actuels, et contribue de ce fait à la réduction des coûts. Pour l’année 2005, l’Office fédéral du personnel (OFPER) a calculé que les coûts s’étaient élevés à un total de CHF 21 221 910.5015. La divulgation des indemnités va d’ailleurs dans le même sens.
• L’évaluation obligatoire porte aussi sur la question de savoir si les tâches ac-
complies jusqu’ici par des commissions ne seraient pas mieux exécutées par l’administration fédérale elle-même ou par des personnes ou des organisations extérieures à l’administration. L’évaluation contribue ainsi à mieux adapter l’organisation aux tâches et à rendre l’exécution de celles-ci plus efficace.
• L’inscription du droit relatif aux consultations dans la Constitution (art. 147
Cst.) et dans la loi a permis de souligner l’importance de la consultation. Dans son message du 21 janvier 2004 relatif à la loi fédérale sur la procédure de consultation16, le Conseil fédéral s’était prononcé en faveur du renforcement de celle-ci. La participation des milieux extérieurs à l’administration fédérale doit ainsi s’effectuer essentiellement par le biais de la consultation et non par celui
11 RS 172.311
12 01.3143, Commissions extraparlementaires. Transparence dans les indemnités.
13 RS 235.1
14 FF 2001 3657
15 Les chiffres pris en compte n’ont toutefois qu’une valeur relative. D’une part, ils comprennent également les coûts engendrés par les commissions de recours, intégrées au Tribunal administratif fédéral à compter de la fin de 2006. D’autre part, le nombre de commissions recensées est inférieur à celui auquel parvient la Chancellerie fédérale sur la base des annonces faites par les départements.
16 FF 2004 485