Rapport explicatif
Consultation 2015/121: Iv. pa. 12.470 «Meilleur soutien pour les enfants gravement malades ou lourdement handicapés qui sont soignés à la maison» · 16 pages
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capacités, sont énumérées dans la lettre circulaire AI no30813. Afin de garantir une application uniforme, les prestations et le temps maximal pouvant être pris en charge pour chacune d’entre elles ont été détaillés dans cette lettre circulaire. Le plafond est fixé à huit heures par jour (en plus de l’API, du SSI et de la contribution d’assistance).
En ce qui concerne les soins à domicile, le système mis en place dans l’AI diffère de celui applicable dans l’assurance-maladie : le remboursement des prestations fournies par les organisations de soins pédiatriques à domicile est limité aux prestations d’instruction, de conseil, d’examen et de traitement. Quant aux soins de base au sens de l’art. 7, al. 2, let. c, de l’ordonnance sur les prestations de l’assurance des soins (OPAS)14, ils sont couverts dans l’AI par l’allocation pour impotent, le supplément pour soins intenses et la contribution d’assistance.
En 2014, 1017 enfants ont reçu des soins pédiatriques à domicile (c.-à-d. des mesures médicales au sens de la lettre circulaire AI no308). Les prestations versées par l’OFAS ont été en moyenne de 7412 francs par année, pour un total de 7,5 millions de francs.
2.2.2 Situation des enfants et des jeunes nécessitant des soins
Il est possible, sur la base de l’étude citée ci-dessus, de donner des indications fondées sur le nombre d’heures que les proches de mineurs vivant à domicile consacrent aux soins, sur l’impact que cette activité a sur leur vie familiale et sociale, et sur les situations dans lesquelles ils ont besoin d’être soutenus et soulagés15. Les résultats de l’étude permettent de résumer ainsi la situation des enfants nécessitant des soins et de leur famille16:
82 % des mineurs au bénéfice d’une API interrogés vivent avec leurs deux parents, 17 % avec seulement l’un des deux ; 81 % vivent au sein d’un ménage avec leurs frères et soeurs ou d’autres enfants17. On voit donc qu’une minorité seulement des enfants et des jeunes gravement malades ou lourdement handicapés vivent durablement dans un home.
17 % au total des mineurs au bénéfice d’une API passent parfois la nuit dans un home ; 7 % d’entre eux le font seulement de temps en temps, presque uniquement pour les vacances ou pour décharger la famille. Parmi les mineurs ayant un besoin élevé de soins et d’assistance, la proportion de ceux qui séjournent par intermittance
13Cf. www.ofas.admin.ch > Pratique > Execution > AI > Données de base AI > Prestations
individuelles > Lettres circulaires (consulté le 14.7.2015)
14 RS 832.112.31
15 Ibidem, p. XIII
16 Les indications qui suivent proviennent de l’étude BASS, pp. XVIII s. et 73-91 (3e partie : mineurs). Voir aussi l’avis de droit « Finanzierung der Entlastungsdienste für Eltern, die ihre pflegebedürftigen Kinder zuhause pflegen » du 28.6.2013 rédigé par le prof. Thomas Gächter et par Brigitte Blum-Schneider à l’intention de la fondation Kind und Familie (KiFa) Schweiz (www.stiftung-kifa.ch > Projekte > Gesetzgebung > Parlamentarische Initiative Joder Pa.Iv. 12.470 > Rechtsgutachten ; consulté le 3.7.2015), pp. 3-10 et 78 s.
17 Etude BASS, p. 73 et fig. 110