Rapport sur les résultats
Consultation 2017/92: Contributions de la Confédération aux Jeux olympiques et paralympiques d'hiver «Sion 2026» · 34 pages
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Le PDC considère l'événement comme une chance en raison de la publicité mondiale qu'il ferait à la Suisse, notamment comme destination touristique, et de l'occasion qu'il offrirait de renforcer le sentiment d'appartenance nationale et de promouvoir le sport populaire et le sport d'élite. Le PDC rappelle les effets positifs qu'ont eus les Jeux d'hiver de 1928 et de 1948 à St-Moritz. Il soutient pleinement le projet à condition qu'il soit largement cofinancé par les cantons et les communes et que les décisions dans ce sens soient prises en temps utile. Une bonne coordination est nécessaire, et la Confédération doit assurer un suivi et une surveillance étroite. La législation suisse doit être respectée, en particulier en matière d'interdiction de la publicité. L'idée de durabilité est primordiale pour le PDC.
Le PES rejette le projet pour des raisons touristiques, environnementales et financières. Pour lui, les Jeux d'hiver ne peuvent pas répondre aux défis de la destination touristique qu'est la Suisse. Il juge l'énorme besoin d'espace, d'énergie et d'infrastructure requis pour un événement de seulement quelques semaines nocif pour l'environnement. Selon ce parti, les risques financiers de la Confédération sont transférés aux cantons. Pour lui, il est inacceptable que les modalités selon lesquelles les organisations organisatrices ou les cantons organisateurs assumeront leurs obligations à l'égard du CIO ne soient toujours pas fixées. Le PES exige en outre que le Conseil fédéral élabore un projet sujet à référendum, par exemple sous la forme d'une loicadre (comme cela est proposé dans l'initiative parlementaire 17.504).
Pour le PVL, les Jeux d'hiver sont une chance à certains égards mais le rapport explicatif ne constitue pas une base de décision suffisante sur tous les points. Le PVL demande au Conseil fédéral de combler cette lacune dans son message à destination de l'Assemblée fédérale. De plus, le PVL exige que les arrêtés relatifs aux crédits soient soumis à l'Assemblée fédérale sous une forme qui se prête au référendum. L'arrêté allouant le crédit pour la candidature doit en être exclu si une votation ne peut être organisée dans les délais impartis par le Comité olympique. Selon le PVL, les coûts occasionnés à la Confédération doivent être compensés tout au moins en partie dans le cadre du budget du DDPS. L'utilisation des subsides fédéraux doit être étroitement surveillée dès le début et la réalisation des Jeux approuvée par les cantons organisateurs.
L'UDC ne peut se prononcer définitivement sur le projet en raison du trop grand nombre de questions encore sans réponse. Pour qu'il puisse statuer, les conditions suivantes doivent être remplies: la priorité absolue doit être donnée à la défense nationale, en premier lieu à l'arrêté de planification du PAC et de la DSA. L'UDC considère que contrairement aux événements sportifs, la sécurité est indispensable au maintien de la liberté, de l'indépendance et du bien-être de la population suisse. Chaque candidature doit être fondée sur un vote populaire favorable dans les cantons concernés, notamment celui du Valais, dont il convient d'attendre le résultat du scrutin. L'UDC rejette fermement que le contribuable soit mis à contribution au-delà du crédit d'engagement global demandé de 905 millions de francs. Le Conseil fédéral doit présenter des garanties juridiquement contraignantes de ce qu'il ne pourra être tenu d'endosser aucun déficit supplémentaire.
Le PS ne rejette pas clairement le projet sans le soutenir pour autant. Il se veut un fervent défenseur du sport, notamment du sport populaire, et considère qu'il œuvre activement à sa promotion. Or, le sport subit des mesures d'économie qui ne vont pas dans le sens de sa promotion pour tous à long terme. Le PS souligne donc la contradiction entre ces mesures d'économie et la mise à disposition de moyens suffisants pour un projet de l'envergure de «Sion 2026». Selon le PS, les Jeux olympiques doivent avant tout être soutenus par la population concernée dans les cantons, les régions et les villes hôtes. Une approbation démocratiquement légitimée des populations concernées respectives est une condition sine qua non à cet égard. Une votation populaire au niveau fédéral se justifie également étant donné que les Jeux d'hiver requièrent aussi un important engagement financier de la Confédération. Le PS demande que le Conseil fédéral présente un projet sujet à référendum (cf. à ce sujet la motion Semadeni 17.4069) Pour le PS se pose également la question de la responsabilité de l'État. Il exige l'élaboration d'un avis juridique complet. Pour ce parti, la question se pose également de savoir sur quelle