Rapport sur les résultats

Consultation 2017/92: Contributions de la Confédération aux Jeux olympiques et paralympiques d'hiver «Sion 2026» · 34 pages

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4.2 Autres cantons

Douze cantons (UR, GL, SO, BL, SH, AR, AG, TG, TI, NE, JU, GE) sont favorables au projet sous réserve, pour la plupart, qu'un certain nombre de conditions soient remplies. AI se rallie à la prise de position de la CdC. SG n'est pas opposé au projet et pourrait le soutenir à certaines conditions. Les cantons de NW et de BS affichent leur scepticisme. Les cantons de SZ et de ZG rejettent le projet. ZH et LU n'ont pas fait connaître leur position.

UR salue la réalisation de ce genre de manifestations sportives d'envergure en Suisse. Pour UR, l'organisation de cette grande manifestation est une chance en particulier pour le tourisme et la coopération. Le canton attend des jeux durables. Il préconise un soutien de la Confédération, jugeant qu'elle doit augmenter encore son engagement financier, notamment dans le domaine de la sécurité. UR soutient un engagement IKAPOL, tout en mentionnant que le canton devrait alors se passer de ses forces de sécurité pendant trois bons mois. Il n'est pas possible de déployer des effectifs pour une autre grande manifestation que les Jeux d'hiver (comme le FEM) en 2026.

SZ rejette le projet, principalement pour des raisons financières. Il juge son utilité économique nettement moins importante qu'on ne le laisse entendre, pour un coût nettement plus élevé.

D'autres raisons motivent également son rejet, telles que les éventuels coûts d'opportunité (à quels autres besoins pourrait-on répondre avec ces deniers publics?), le manque de soutien de la population (cf. diverses votations cantonales relatives aux grands manifestations sportives [GR, BE], mais aussi les résultats actuels de sondages d'opinion). Pour SZ, le projet «Sion 2026» ne fait pas figure de priorité du point de vue des coûts d'opportunité par rapport aux grands défis que posent les finances de la Confédération et aux nombreux plans d'allègement fiscal. Pour SZ, les risques sont principalement d'ordre financier ou liés à la sécurité, avec potentiellement des répercussions directes sur son corps de police. SZ rejette résolument les mesures visant à freiner l'endettement qui auraient pour conséquence de transférer les charges de la Confédération aux cantons.

NW affiche son scepticisme à l'égard de la tenue des Jeux d'hiver en Suisse, principalement en raison des importants risques économiques et écologiques qu'ils comportent. NW argue que de nombreux Jeux d'hiver se sont soldés par d'importants déficits et ont laissé des éléphants blancs. Pour NW, seule une candidature nationale «Suisse» entre en ligne de compte, à l'exclusion de toute candidature cantonale ou régionale. Pour ce canton, une légitimation démocratique par un vote populaire est indispensable aux niveaux cantonal et national. Pour NW, une éventuelle modification de la situation politique constitue un risque important dans la mesure où elle pourrait entraîner une nette augmentation des coûts de sécurité. Un engagement IKAPOL devrait donner lieu à une indemnisation selon les tarifs en vigueur.

GL est favorable au projet de Jeux d'hiver à condition qu'il n'engage pas de dépenses publiques excessives. GL relève que l'engagement de la Confédération ne doit à aucun moment entraîner une remise en question d'autres contributions fédérales versées aux cantons. Si les contributions fédérales obligeaient à mettre un frein à l'endettement, les mesures correspondantes ne devraient en aucun cas sortir du champ de la sphère fédérale. GL rejette résolument l'idée d'un transfert de charges aux cantons. GL soutient un engagement IKAPOL pour autant qu'il donne lieu à une indemnisation conformément au règlement ou à une convention «Sion 2026». La Confédération et l'organisation hôte se doivent de clarifier le financement avec les cantons organisateurs. GL indique que si l'organisation de la Fête fédérale de lutte suisse et des jeux alpestres 2025 lui est attribuée, il ne disposera que d'une très faible marge de manœuvre pour un engagement supplémentaire dans le domaine du sport.

ZG rejette le projet «Sion 2026», qu'il trouve surdimensionné, exprime des doutes quant à sa durabilité, juge les bases de décision fournies insuffisantes et le soutien de la population hypothétique. Il conviendrait tout d'abord de résoudre des questions essentielles telles que la révision de la nouvelle péréquation financière (NPF) de manière à satisfaire le plus grand nombre. Si le projet «Sion 2026» n'est pas rejeté, ZG demande à titre subsidiaire que la contribution de