Rapport sur les résultats
Consultation 2017/92: Contributions de la Confédération aux Jeux olympiques et paralympiques d'hiver «Sion 2026» · 34 pages
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Swiss Olympic. Cette répartition doit rester valable en cas d’interruption de la candidature avant octobre 2019. La SPA invoque le courant international qui vise à rétablir le polo sur neige comme discipline olympique lors des Jeux de Pékin 2022. Si ces efforts aboutissent, une épreuve de sport équestre, dont St-Moritz abrite déjà un centre très prestigieux, sera inscrite au programme des Jeux en 2026. La FSV rappelle que les Jeux d'hiver ne doivent pas avoir d'effet d'éviction à l’égard des sports d’été. Ils ne doivent pas priver le sport de ressources, financières ou autres, destinées à la promotion du sport, à la réalisation de manifestations sportives ou à la construction d’installations sportives (FSCK, ASF, FSVL, Unihockey, Cycling et TableTennis partagent cet avis). Swiss-Ski trouve que les villes organisatrices mentionnées sont un bon choix, ainsi que les sports et les disciplines qui leur ont été attribués. Swiss-Ski considère qu’il est extrêmement positif de poursuivre le développement de ces sites en les adaptant aux exigences olympiques.
Selon Unihockey, l’octroi d’une contribution fédérale aux Jeux olympiques et paralympiques d'hiver est une bonne chose. Unihockey s’attend à ce que les organisateurs des Jeux paralympiques soient dûment associés à la communication et espère que tous les efforts seront faits pour offrir à cette partie de l'événement la vaste couverture médiatique qu'il est en droit d’attendre en Suisse. Unihockey déplore que les arrêtés fédéraux ne soient pas soumis à un référendum national, considérant qu'une chance unique de légitimer largement ce beau projet est ainsi perdue.
Pour ASMAS, les Jeux d'hiver ouvrent de très intéressantes perspectives de promotion du sport populaire hivernal, de développement du tourisme suisse et de l'économie régionale, et notamment du commerce de sport suisse, à long terme.
Amisnature est critique à l’égard de la réalisation des Jeux d'hiver en Suisse. Il les soutiendrait à condition d’avoir l’assurance qu’ils sont durables, respectueux de l’environnement et socialement acceptables sous leur forme et leur format actuel. Selon Amisnature, on peut se demander si les fonds alloués ne pourraient pas être employés plus judicieusement. On peut douter que le CIO soit un partenaire adéquat pour avancer dans le domaine très controversée du tourisme durable, en particulier du tourisme d'hiver. Outre les risques écologiques et financiers,
Amisnature considère que le ressenti de la population, très largement critique à l'égard des Jeux olympiques, est insuffisamment pris en compte. En l’absence d’adhésion populaire, les Jeux d'hiver pèseraient sur la cohésion nationale, surtout s'ils ne sont pas entérinés par une votation nationale.
Certaines fédérations sportives identifient des risques. Pour FSG: notamment celui de l’échec financier ‒ qui se répercuterait sur les contribuables ‒, le risque d’exigences démesurées de la part du CIO ‒ qui seraient néfastes pour le développement des infrastructures, de l'environnement et du développement économique ‒, et le risque qu'il soit impossible de financer d'autres projets et fédérations sportives en cas d'échec financier. Selon l'AeCS, les engagements financiers des cantons participants et de la Confédération doivent être irrévocables, un controlling doit être effectué par l'Administration fédérale des finances et les services administratifs des cantons, et les coûts doivent être strictement plafonnés, en concertation avec l’ensemble des participants (Confédération, cantons, communes et comité d'organisation). SA voit la candidature «Sion 2026» comme un banc d'essai susceptible d’ouvrir la voie au mouvement olympique. Le risque est toutefois qu'à long terme, les fonds alloués au sport suisse soient concentrés sur le sport d'hiver. Pour Volley, les risques naturels (comme les chutes de neige de janvier 2018) et la sécurité sont un risque. Tous les «Venue Use Agreements» («competition sites» et «non competition sites») doivent obligatoirement être signés avant l'attribution des Jeux d'hiver, afin d'éviter que des infrastructures ne soient louées le plus cher possible à l'organisation chargée de la réalisation des Jeux.