Rapport sur les résultats

Consultation 2005/19: 11e révision de l'AVS (mesures relatives aux prestations) · 26 pages

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S’agissant des autorités et institutions apparentées, le relèvement de l’âge de la retraite des femmes est admis par la CDCF et la CDAS, mais rejeté par la CFQF, qui argue que les femmes sont seules à faire les frais des économies ainsi réalisées, alors qu’elles sont toujours moins bien loties au plan salarial. Elle exige une retraite à la carte également abordable pour les personnes à faible revenu.

Les associations faîtières de l’économie, l’USAM et la FER, en tant que représentantes des milieux patronaux, sont favorables au relèvement de l’âge de la retraite des femmes pour des raisons d’égalité. Economiesuisse, l’UPS et l’USP le sont également sans réserve. L’USS rejette la proposition, parce qu’il n’y a pas encore d’égalité effective entre les sexes et qu’aucun système véritable de retraite anticipée n’est proposé. Travail.Suisse n’accepte l’augmentation de l’âge de la retraite que si les économies ainsi réalisées sont utilisées pour la prestation de préretraite proposée.

A l’exception de la CEPP, de l’ASA, la SVS, du Centre patronal, de la FSA et de la Fédération suisse des aveugles, toutes les autres organisations intéressées ne disent oui que si certaines conditions sont remplies. L’USPF exige que l'égalité salariale soit réalisée. La SEC Suisse, la CSDE, la SCST et la VAA exigent l’introduction simultanée d’une retraite à la carte. Alliance F demande des mesures permettant de mieux concilier famille et travail, et la FARES réclame l’égalité économique des sexes et une retraite à la carte.

L’ASIP relève la nécessité d’une coordination avec le 2e pilier. Les Femmes Juristes Suisse demandent que le relèvement n’intervienne pas avant 2015, car la vie des femmes touchées par cette mesure est encore organisée selon le modèle traditionnel et l’égalité des sexes n’est pas encore réalisée sur le marché du travail. L’adf déplore que les mesures destinées à introduire une retraite à la carte acceptable du point de vue social – accompagnant l’augmentation de l’âge de la retraite – soient reportées à une révision ultérieure. L’augmentation de l’âge de la retraite des femmes est rejetée par la FSFP, au motif que les économies ainsi réalisées sont supportées exclusivement par les femmes, alors que celles-ci sont toujours moins bien loties au plan salarial. Elle exige une retraite à la carte financièrement abordable aussi pour les personnes à faible revenu. La LSFC refuse la proposition, parce qu’aucun modèle de retraite anticipée n’est proposé et que l’égalité effective des sexes n’est pas réalisée. La Basler Armutskonferenz von unten propose un système fondamentalement différent, faisant dépendre l’âge de la retraite du revenu.