Rapport explicatif
Consultation 2005/30: Dispositions d'exécution de la loi sur la transplantation · 40 pages
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2.1.8.5 Section 2 Tâches des coordinateurs locaux
Les procédures de transplantation en place dans les centres de transplantation et les hôpitaux périphériques sont complexes. Elles comportent beaucoup d’étapes importantes que l’on ne saurait laisser au hasard. Il faut au contraire qu’elles respectent un déroulement clair, fixé d’avance. A ce propos, il est particulièrement important de désigner un responsable qui dirige et contrôle ces procédures, tout en ayant la compétence de déterminer les mesures et les moyens à engager.
2.1.8.6 Art. 58 Tâches au sein des centres de transplantation
Le coordinateur local dans les centres de transplantation porte la responsabilité du déroulement correct des procédures définies à l’al. 1.
Outre la communication au service national des attributions du nom des patients à inscrire sur la liste d’attente ou à en radier avec le statut correspondant, il s’agit par exemple d’annoncer si un patient ne peut être temporairement transplanté et de retirer cette communication le moment venu (let. a). La procédure de demande du consentement implique notamment de garantir un traitement respectueux et digne aux proches du donneur. Ils recevront du coordinateur des transplantations non seulement une information exhaustive, mais de l’empathie, de la compréhension et du soutien afin de pouvoir prendre tranquillement leur décision au sujet d'un éventuel prélèvement d’organes, de tissus ou de cellules. L’encadrement des proches ne s’arrête d’ailleurs pas au moment du don ; ainsi le coordinateur local doit rester disponible par la suite ou, sur demande, fournir aux proches d’autres interlocuteurs, p. ex. pour un soutien spirituel (let. c).
La communication, au service national des attributions, des donneurs possibles doit s’effectuer le plus tôt possible, si possible directement après la constatation du décès. Il restera alors suffisamment de temps pour évaluer le receveur le plus qualifié, le faire venir et le préparer à la transplantation. En outre, les équipes de prélèvement et de transplantation doivent être mises sur pied et leur déplacement éventuel organisé (let. e). En ce qui concerne la prise en charge des donneurs avant, pendant et après le prélèvement, une étroite collaboration s’impose entre le coordinateur local, l’équipe médicale et l’équipe soignante pour dispenser au donneur des soins adéquats et adopter les mesures de rigueur. C’est ainsi que le coordinateur local veillera à optimiser la procédure de don (let. f).
Le prélèvement d’organes, de tissus ou de cellules inclut aussi la surveillance à tous les stades, tels la préparation, la conservation, l’emballage et le transport des organes, des tissus ou des cellules (let. g et j). La transplantation effectuée doit être communiquée au service national des attributions, afin que le receveur soit radié de la liste d’attente. De cette façon la liste est toujours à jour et il est exclu que le receveur se voie attribuer un autre organe disponible. Et si par la suite la transplantation s’avère un échec, le patient doit être réinscrit sur la liste d’attente pour une retransplantation (let. h).
Il est nécessaire d’établir des protocoles à chaque étape de la procédure de don et de transplantation, de façon à garantir l’assurance qualité et le contrôle des procédures définies à l’al. 1 (al. 2).
Le coordinateur local doit maintenir un réseau de communication efficace pour faciliter la collaboration avec les divers protagonistes d’une transplantation. Son rôle inclut les contacts avec les transplanteurs, les receveurs, les autres coordinateurs de transplantations, ainsi qu’avec le service national des attributions. La collaboration avec les hôpitaux périphériques de sa région consiste essentiellement à encadrer et conseiller les coordinateurs locaux de ces