Rapport sur les résultats

Consultation 2013/145: Révision partielle de l'ordonnance du DEFR sur l'obtention a posteriori du titre d'une haute école spécialisée · 27 pages

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Procédure d'audition concernant la révision partielle de l'ordonnance du DEFR sur l'obtention a posteriori du titre d'une haute école spécialisée

exigences aux niveaux médical, organisationnel et des soins changent très rapidement. Le système dual, qui combine la théorie à l'école et la pratique sur le lieu de travail, répond à ce besoin. La matière est enseignée par des professionnels hautement qualifiés ayant fait leurs armes sur le terrain et dans le contexte correspondant. Grâce à leur situation et à leur expérience professionnelle, ils sont à mêmes d'établir le lien et le transfert avec la pratique. Ils communiquent aux étudiants un certain sens des réalités et un sentiment de faisabilité. Les écoles supérieures constituent donc un pilier des modèles de formation alternatifs aux HES et aux universités. Les personnes qui y enseignent connaissent les compétences demandées sur le marché du travail. ZG mentionne ensuite qu'on n'a pas constaté un taux de chômage plus élevé parmi les diplômés des filières de formation duales que parmi les diplômés HES, ce qui atteste des bonnes perspectives d'emploi liées à ce type de formation. Les possibilités de formation continue sont également garanties. D'une part, les ES elles-mêmes proposent des cours et des études postdiplômes. D'autre part, les diplômes ES constituent une passerelle idéale vers les HES pour ceux qui souhaitent poursuivre leurs études, même sans disposer d'un certificat de maturité gymnasiale ou professionnelle. La perméabilité est donc garantie. Le choix de la formation continue dépend en premier lieu des objectifs professionnels personnels.

Partis

L'UDC approuve sur le principe la possibilité d'actualiser les titres obtenus selon l'ancien droit et la reconnaissance que confère cette actualisation. Du point de vue de la politique de la formation, le parti ne soutient pas cette évolution vers une académisation des professions des soins.

L'UDC ne comprend pas comment une telle académisation peut contribuer au progrès qualitatif et quantitatif dans ces professions. Un titre, en particulier un titre académique, qui implique une mise en avant de la formation théorique et scientifique, ne dit rien sur la qualité des soins dispensés aux patients. La qualification, aussi élevée soit-elle, n'a rien à voir avec un titre, mais avec les personnalités et les capacités qui sont à la base.

L'UDC ne comprend pas bien comment une telle mesure pourrait aider à lutter contre la pénurie de personnel qualifié, étant donné que l'académisation ne modifierait que le titre et entraînerait, dans le pire des cas, l'abandon de la formation axée sur la pratique. Il ne s'agit apparemment que d'une formalisation (harmonisation et réglementation internationales) qui, au final, est contreproductive et facteur de coûts et qui correspond simplement à un alignement sur la pratique des pays voisins. La véritable pénurie de main-d'œuvre dans le domaine des soins infirmiers, celle du personnel soignant formé de manière axée sur les patients et la pratique, reste non résolue. Les capacités et les expériences acquises dans la pratique, associées à des offres de formation continue de grande qualité, doivent certes être récompensées, mais constituent des qualités en soi. La course aux titres ne doit pas entraîner une hiérarchisation supplémentaire. La qualité et l'expérience doivent continuer à pouvoir être valorisées et reconnues autrement que dans le cadre du titre académique.

Associations faîtières de l'économie qui œuvrent au niveau national

L'USS souscrit aux objectifs du projet de révision, mais n'est pas d'accord avec les détails de la réglementation, car celle-ci discrimine les professions des soins infirmiers par rapport aux autres professions de la santé. L'USS demande l'adaptation du projet aux exigences fixées pour les autres professions de la santé, son élargissement à d'autres formations qui avaient été proposées aux professionnels des soins et une prolongation du délai de dépôt d'une demande d'OPT. L'USS constate que les compétences des cliniciennes/cliniciens niveau II sont largement supérieures au niveau bachelor. L'USS qualifie l'OPT dans le domaine des soins infirmiers comme une affaire urgente.