Rapport explicatif

Consultation 2019/35: Révision totale de l'ordonnance sur la garantie de l'approvisionnement en eau potable en temps de crise (OAEC) · 13 pages

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La recommandation W1012 de la SSIGE décrit le type et la quantité de matériel d’urgence et de rechange. Ce matériel doit être protégé afin de ne pas être endommagé si des parties de l’installation sont détruites. Si un exploitant n’arrive pas tout seul à acheter et à entretenir son matériel, il peut opter pour une autre solution, par exemple en se regroupant avec d’autres exploitants à cette fin (art. 4). On peut imaginer qu’ils passent, avec les fournisseurs, des contrats communs de stockage pour le matériel de rechange et aussi pour les désinfectants ; ils peuvent éventuellement s’adresser à un centre d’entretien régional et collaborer avec lui.

Lorsqu’on fixe les besoins en consommables, il faut aussi penser aux produits désinfectants. Il faut vérifier s’il faut mettre une quantité adaptée de désinfectants à la disposition des installations ne procédant pas à un traitement des eaux.

Art. 12 Mesures relevant de la construction, de l’exploitation et de l’organisation.

L’article 12 décrit les mesures à prendre par les exploitants au niveau de la construction, de l’exploitation et de l’organisation.

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sur l’al.2 :

let. a : lors d’une pénurie, la variante la moins coûteuse et la plus efficace pour approvisionner la population consiste à lui demander de venir chercher l’eau dans des lieux publics à aménager pour la distribution. Si l’on retient aussi la remise de 6 bouteilles, il faut penser au lieu de stockage et de distribution.

La distribution d’eau à la population lors d’une pénurie grave incombe aux organisations de crise. Les exploitants des installations d’adduction d’eau sont alors chargés de faire les travaux pour rétablir le traitement ou le réseau d’eau potable.

L’organisation de crise informe alors la population sur :

 les lieux prévus pour la distribution et ses horaires ;

 les réserves personnelles pour les trois premiers jours, soit au moins trois litres d’eau

potable par personne et par jour.

let. b et e : un choc peut endommager une installation. On entend par là un brusque mouvement de courte durée suite à un séisme. Ce choc peut entraîner une rupture des conduites à support rigide et traversée murale. Ces parties de l’installation ainsi que les supports d’appareils doivent être souples. Des crues ou des actes de sabotage peuvent entraîner des pollutions. Il faut donc protéger les installations en conséquence.

Il faut faire des préparatifs pour affronter une coupure de courant (prolongée) : monter une interface pour groupe électrogène ou s’assurer d’avoir des groupes électrogènes pour les installations cruciales.

let. c : il faut veiller aussi à ce que des zones d’approvisionnement reliées soient connectées à deux sites indépendants sur le plan hydrologique (ressource d’appoint). Pour un approvisionnement décentralisé, il faut notamment de l’eau qui s’écoule librement (eau de source).

let. d : on accroît la sécurité d’approvisionnement si le réseau est alimenté par différents endroits.

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