Rapport 1 et 2
Consultation 2008/77: Ordonnances sur les stupéfiants et les substances psychotropes (OCStup, OAStup, OLStup-DFI). · 42 pages
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substitution. Les rechutes sont fréquentes pendant les thérapies : des phases de consommation peuvent suivre des périodes d’abstinence et inversement. C’est pourquoi le traitement de l’addiction demande généralement une prise en charge thérapeutique ancrée dans la durée. Pour que la thérapie soit efficace, il faut une coordination optimale entre les responsables des interventions à tous les niveaux.
Let. a : Le lien thérapeutique est la condition première du succès d’un traitement. Plus il s’écoule de temps avant qu’une addiction soit prise en charge, plus le risque est grand qu’apparaissent des maladies secondaires chroniques irréversibles. Le but premier de toute intervention thérapeutique est donc d’intégrer le malade dans un environnement de traitement structuré et stable, c’est-à-dire d’établir un lien thérapeutique avec lui. Cela améliore la probabilité d’obtenir un succès plus large comme, par exemple, une amélioration de l’état de santé, une réintégration sociale ou encore une évolution vers une abstinence durable (cf. let. b et d).
Let. b : L’amélioration de l’état de santé fait référence à la santé comprise comme un tout. Selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité. » Cela comprend, par exemple, la prévention des problèmes de santé.
Let. c : Plus la prise de substances psychotropes est fréquente et quantitativement importante, plus les risques pour la santé augmentent et plus les perspectives de réduction durable de la consommation ou d’abstinence prolongée s’amoindrissent. Comme les personnes souffrant ou risquant de souffrir de troubles de l’addiction pratiquent souvent des formes de consommation à très haut risque (consommation intraveineuse, mixte ou excessive), la détection précoce ainsi que la consultation et le traitement de la dépendance doivent avoir systématiquement pour but de réduire au minimum le risque d’intoxication pouvant avoir des effets secondaires graves et d’infection par le sida ou l’hépatite.
Let. d : Comme décrit à l’art. 1 nLStup, la prévention doit avoir pour but premier d’amener les personnes prises en charge à s’abstenir de consommer des substances psychoactives.
Al. 2 : En principe, la thérapie a pour but non seulement de produire une amélioration de l’état de santé des personnes dépendantes et de les amener à l’abstinence, mais aussi d’améliorer leur intégration sociale. Le succès que l’on peut attendre de la thérapie dépend des ressources et des besoins thérapeutiques de la personne dépendante. L’éventail des interventions possibles va de mesures psycho-
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thérapeutiques à haut seuil visant une cessation durable de la consommation de substances psychoactives à des soins palliatifs destinés à assurer la survie, ou à améliorer ou maintenir l’état de santé et la qualité de vie du patient.
Art. 7 Offre de thérapie
Le traitement des addictions est une tâche extrêmement complexe, qui fait appel à une multitude d’agents payeurs pouvant intervenir simultanément ou successivement, comme les caisses-maladie, l’assurance-invalidité, les patients eux-mêmes, les cantons, etc. Pour que l’offre de thérapie soit optimale, il faut que les conditions-cadre permettent aux différents prestataires de réaliser leurs interventions de manière coordonnée. Il s’agit de l’unique moyen de garantir que la personne à traiter recevra les prestations adéquates au bon moment, d’une part, et que le traitement sera organisé de façon efficace et économique, d’autre part. Pour assurer une coordination optimale entre les prestations thérapeutiques, il est indispensable d’améliorer les conditions générales dans les domaines administratif, financier et clinique, au niveau fédéral comme au niveau cantonal. Il faut également que les cantons coordonnent leur action dans le domaine de la privation de liberté. Pour atteindre ces objectifs et optimiser les conditions générales, l’OFSP élabore des recommandations relatives à des offres de thérapie et des mesures de réinsertion adéquates. Ce faisant, il attache une importance particulière à des thèmes transversaux comme le genre et la migration.
32 Offres d’aide accessibles aux patients à des conditions restrictives, p. ex., séjour prolongé dans une institution d’assistance.