Rapport sur les résultats
Consultation 2021/33: Modification de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite (LP) (Extrait du registre des poursuites, notification par voie électronique et vente aux enchères en ligne) · 21 pages
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Extrait du registre des poursuites, notification par voie électronique et vente aux enchères en ligne : synthèse des résultats de la consultation
4.7 Vente aux enchères en ligne (art. 129a, 132a, al. 4, et 256, al. 1, AP-LP)
4.7.1 Remarques générales
La majorité des participants qui s’expriment sur ce point y sont favorables. 13 cantons125,
2 partis politiques126 et 2 organisations127 approuvent les propositions sur la vente aux enchères en ligne et plusieurs autres cantons et organisations – y compris certains qui s’opposent à la proposition concrète – voient un besoin avéré de procéder à des ventes aux enchères en ligne128 et/ou un avantage du fait d’un produit plus élevé pour les objets courants ou de coûts plus faibles129. 2 cantons mentionnent l’expérience positive des ventes aux enchères en ligne sur la base de la loi COVID-19 ou à l’aide d’une plateforme dédiée130. Un particulier considère que le droit en vigueur n’admet pas la réalisation par le biais de ventes aux enchères sur des plateformes privées131.
Une minorité refuse ce point du projet ou exprime des critiques de fond, l’argument principal étant que la réalisation est un acte d’autorité qu’on ne saurait confier à des plateformes privées. C’est l’avis d’un parti politique et de 3 organisations132. 2 cantons et 2 organisations voient également d’un œil critique la réalisation via des plateformes privées, par opposition à l’utilisation d’une plateforme étatique133. 2 participants estiment que pour obtenir un meilleur produit, la réalisation doit se limiter à une seule plateforme. Ils s’opposent en particulier à l’utilisation simultanée de plusieurs plateformes privées134. Un participant considère que la vente sur une plateforme privée reste un acte de droit public et que l’acheteur n’a pas les moyens du droit des obligations135. Par ailleurs, il doute qu’une plateforme en ligne soit effectivement accessible à tous les acheteurs potentiels et ajoute qu’il conviendrait de prévoir que l’office des poursuites mette son infrastructure à disposition pour participer à la vente136. Un canton affirme que la vente aux enchères en ligne occasionnerait une surcharge de travail et souhaite que les offices conservent une plus grande marge d’appréciation dans le choix du mode de réalisation137.
Un canton déplore que le recours à une plateforme privée implique d’accepter ses conditions générales, et notamment ses conditions de vente aux enchères138. Un particulier mentionne les règles de garantie en droit privé et demande une adaptation du projet afin que la garantie soit exclue en cas de vente aux enchères sur une plateforme privée, étant donné que
l’art. 234, al. 1, du code des obligations (CO)139 dispose aujourd’hui qu’il n’y a pas lieu à ga-
125 AG p. 1 ; AI p. 2 ; AR p. 2 ; BL p. 2 ; BS p. 3 ; FR p. 2 ; GE p. 2 ; LU p. 3 ; SG p. 1 ; SO p. 2 ; UR p. 1 ; VD p. 2 et annexe p. 2 ; VS p. 1
126 Le Centre p. 2 ; PLR p. 2
127 CP p. 3 ; SVIT p. 2
128 NW p. 1 ; SG p. 1 ; KdSZ p. 3 ; Zürich 5 p. 3 ; UNIL p. 4
129 TI p. 2 ; VD annexe p. 2 ; ZH p. 5 ; OP Broye-Vully p. 6 ; Lorandi p. 1 ; KdSZ p. 3
130 VS p. 1 ; ZH p. 5
131 Lorandi p. 2
132 UDC p. 2 ; CPPF p. 4 ; KdSZ p. 3 ; Zürich 5 p. 4
133 NW p. 2 ; ZG p. 3 s. ; CATEF p. 2 ; UNIL p. 4
134 KdSZ p. 3 ; Zürich 5 p. 4
135 UNIL p. 4
136 UNIL p. 4
137 GL p. 1
138 Zürich 5 p. 4
139 RS 220