Rapport sur les résultats
Consultation 2024/35: Adoption de l’ordonnance sur la cybersécurité (OCyS) · 39 pages
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o Migros affirme que toutes les interruptions de système ne mettent pas en péril le fonctionnement d’une infrastructure critique. Aussi, elle propose de ne signaler que les interruptions d’un « système critique pour l’entreprise. ».
Certains participants à la consultation exigent de prendre en compte le degré de gravité. Ainsi, digi-
talswitzerland, la SUVA et la Poste CH SA suggèrent de tenir compte du degré de gravité d’une cyberattaque à signaler, afin de réduire le travail administratif.
Les participants à la consultation demandent également la précision de certains termes :
o NEDIK affirme que l’ordonnance devrait définir et délimiter plus précisément ce que l’on entend par « défaillance du système ».
o GE propose de préciser dans le rapport explicatif ce qu’il faut comprendre par « part importante ».
o GL recommande d’indiquer plus clairement dans le rapport explicatif que les interruptions de système ne doivent être signalées à l’OFCS que dans le cadre d’une cyberattaque.
❖ Art. 18, al. 2 : manipulation ou fuite d’informations
Le BFC fait remarquer qu’il est possible de détecter une fuite d’informations avant que les informa-
tions ne soient publiées par des personnes non autorisées.
Le PNR 77/EPFZ/UNIL trouve que le renvoi à la LPD n’est pas idéal. En effet, la LPD prévoit aussi
le signalement des violations non intentionnelles de la sécurité des données.
S’agissant de l’art. 18, al. 1, let. a, l’ASA estime que seules les interruptions de système provoquées
intentionnellement devraient être signalées et qu’il faudrait ainsi ajouter à l’art. 18, al. 2, qu’il y a manipulation ou fuite d’informations lorsque des informations importantes pour les affaires sont modifiées, publiées et, dans ce cadre, « dérobées, détruites, désactivées ou traitées d’une autre manière par des personnes non autorisées, ce qui a des répercussions à moyen ou long terme sur des applications ou des systèmes essentiels. ». Elle propose par ailleurs de compléter l’art. 18, al. 2, let. c, par une dernière partie de phrase « qui entraîne vraisemblablement un risque élevé pour la personnalité ou les droits fondamentaux de la personne concernée. ».
Swiss Banking et Swiss FS-CSC suggèrent de préciser les formulations afin de se concentrer systé-
matiquement sur les cyberattaques et de laisser de côté d’autres aspects comme ceux qui ont trait à la protection des données.
❖ Art. 18, al. 3 : délai de 90 jours
ZH pense qu’il serait souhaitable d’avoir une réglementation de base qui indique quels fichiers log
peuvent être conservés et pendant combien de temps.
❖ Art. 18, al. 4 : obligation de signaler en cas d’extorsion, de menace ou de contrainte
BE propose d’étendre l’obligation de signaler aux anciens responsables et aux anciens collabora-
teurs d’une autorité ou d’une organisation assujettie à l’obligation de signaler en cas d’extorsion, de menace ou de contrainte ou de renoncer complètement à cette catégorie de personnes.