Rapport sur les résultats

Consultation 2025/68: 23.325 é Iv. ct. ZH. Assouplissement temporaire des heures d'ouverture des magasins · 24 pages

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tacts sociaux et s’occupent de leur famille, des personnes dans le besoin ou s’engagent à titre bénévole. Préserver la dignité humaine requiert un temps en dehors du travail rémunéré, un temps pour le repos, le recueillement et la communauté. Le dimanche permet d’être guidé par d’autres valeurs que les valeurs économiques. L’excès dans la consommation nuit aux liens sociaux et à l’environnement. Le travail est important, mais son but réside dans l’être humain. Une dérégulation, comme dans le cadre du télétravail, met en péril l’équilibre entre le travail et la vie privée et a des répercussions négatives sur la santé et la vie sociale. Le repos dominical crée un espace pour les activités religieuses, sociales et familiales. La libéralisation du travail du dimanche menace la liberté de pratiquer sa religion, telle que la convention des droits de l’homme la garantit. Le congé collectif du dimanche favorise la paix sociale et l’intégration. La RES rappelle que le dimanche est un jour de repos, de récupération et de rencontre, qu’il crée un rythme commun, ordonne la vie et permet la communauté. Dans une société pluraliste, il représente l’un des rares moments de temps libre en commun, qui est l’expression d’un rythme de vie digne de l’être humain, et est important pour la santé, la vie familiale et la cohésion sociale. D’un point de vue chrétien, le dimanche chômé prend racine dans l’ordre de la création. La Bible décrit qu’au bout de six jours, Dieu s’est reposé et a offert le bienfait de ce rythme à l’homme. Le repos sabbatique montre que la vie ne se compose pas que de productivité sans interruption. Le dimanche rappelle que l’être humain est une créature de Dieu, non une machine et que sa dignité ne vient pas de sa performance. Un système économique sans limites va à l’encontre de cette idée fondamentale et met en péril l’être humain et la société. Pour les chrétiens, le dimanche est le jour du service religieux, un espace de quiétude et de rencontre. Quiconque travaille le dimanche perd souvent la possibilité de participer. La liberté religieuse, garantie par l’art. 15 de la Constitution fédérale (Cst.)6, ne doit pas être restreinte indirectement par la pression économique. La protection du dimanche est aussi protection de l’exercice de la foi.

La RES souligne qu’aujourd’hui déjà, une personne sur six travaille régulièrement le dimanche, ce qui induit du stress, des troubles du sommeil et des risques pour la santé. Le dimanche chômé fait donc partie intégrante de la protection de la santé et est l’expression de la dignité humaine. Selon l’EKS,

l’augmentation du travail du dimanche conduit à une non-synchronisation et accroît le risque d’absence d’intégration sociale, en particulier pour les familles. Les femmes, les personnes faiblement qualifiées et la population résidente étrangère sont surreprésentées parmi les personnes concernées, ce qui menace la justice sociale. Justitia et Pax et Vox Ethica sont d’avis que le travail dominical supplémentaire frappe en particulier les femmes, les jeunes et les personnes en emploi précaire et accroît le stress, le burn-out et les risques pour la santé. La SBK rappelle que les jours de travail supplémentaires le dimanche affaiblissent les droits de nombre de travailleurs, qui vivent souvent dans des conditions précaires. Selon la SBK, Justitia et Pax et Vox Ethica, la Suisse présente déjà une durée hebdomadaire du travail parmi les plus élevées d’Europe, ce qui pèse sur la santé. Pour elles, la protection de la santé doit rester au centre de la loi sur le travail et le travail dominical ne doit être autorisé que dans des cas exceptionnels justifiés.

L’Alliance pour le dimanche et syna voient dans le projet un affaiblissement de la protection du dimanche chômé. Ils font valoir que les conditions de travail dans le commerce de détail sont déjà pesantes : horaires de travail irréguliers, peu de possibilités de planifier les périodes de travail, tâches pénibles physiquement et bas salaires. Accroître le travail du dimanche renforce ces problèmes et met en péril la santé et la vie sociale. Quiconque travaille le dimanche perd le jour de congé en commun avec sa famille et ses amis ; les femmes et les personnes sans passeport suisse sont particulièrement touchées. Des études mettent en lumière une augmentation du stress, du burn-out et des problèmes de santé physique. Elles relèvent que le dimanche représente un jour de repos collectif et est un pilier de la vie familiale, sociale et culturelle. Il est important pour la santé et la récupération. L’interdiction du travail du dimanche est un élément central de la protection de la santé et ne doit être assouplie que

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