Rapport explicatif

Consultation 2005/30: Dispositions d'exécution de la loi sur la transplantation · 40 pages

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HBs et HBe, ainsi qu’aux anticorps anti-HBc (IgM). Ag HBe, qui atteste d’une réplication virale élevée et d’un caractère infectieux prononcé, apparaît généralement dans la phase précoce de la maladie. Normalement les signes et symptômes cliniques régressent après trois à six semaines. En parallèle, on observe une séroconversion, les anticorps anti-HBc de type IgM cédant la place aux anticorps anti-HBc IgG, les antigènes HBe aux anticorps anti-HBe et les antigènes HBs aux anticorps anti-HBs. L’hépatite B est ainsi guérie cliniquement et le patient est protégé contre une nouvelle infection. Chez 1 à 10 % des adultes pourtant, l’infection est suivie d’une hépatite B chronique qui, dans 20 à 30 % des cas, évolue en cirrhose du foie, dont la morbidité et la mortalité sont élevées. En cas d’infection chronique par le VHB, les antigènes HBs restent présents pendant des années voire des décennies, avec ou sans séroconversion des antigènes HBe en anticorps anti-HBe. On relève par contre chaque année chez 1 à 5 % des patients atteints d’une hépatite B chronique une élimination spontanée des antigènes HBs et une séroconversion des antigènes HBs (soit généralement la guérison de l’hépatite chronique). Il est vrai qu’une infection aiguë par le VHB est difficile à distinguer, sur la base des éléments cliniques, d’une rechute de l’hépatite chronique. Si des anticorps anti-HBc IgM sont décelables dans les deux cas, leurs titres sont nettement plus élevés en cas d’infection aiguë que s’il s’agit d’une rechute de l’infection chronique par le VHB. La législation actuelle ne prescrit, pour les tests portant sur le virus de l’hépatite B, que la détection de l’antigène de surface (Ag HBs). Cet antigène, détectable 30 à 60 jours après l’exposition, est le principal marqueur sérologique de l’infection aiguë ou chronique par le VHB. Sa présence suffit à garantir le diagnostic d’infection. En revanche, l’absence de l’antigène de surface HBs ne suffit pas pour exclure la persistance du VHB dans l’organisme (dans le foie surtout) et le risque potentiel d’infection du receveur (surtout si le foie est transplanté). Après la transplantation, le virus pourrait se répliquer à la faveur de l’immunosuppression et provoquer une hépatite. Le test supplémentaire des anticorps anti-HBc et, pour les donneurs d’organes seulement, celui des anticorps anti-HBs permet une meilleure évaluation sérologique du donneur et une appréciation plus sûre du caractère infectieux et de ses implications pour le don. D’où un moindre risque de transmission d’infection au receveur. Les tests portant sur les anticorps anti-HBc permettent également d’identifier les individus porteurs du virus VHB qui ne sont pas ou plus positifs pour les antigènes HBs. Concrètement, près de 30 % des personnes qui sont uniquement positives au test anti-HBc sont ADN-VHB positives et sont potentiellement contagieuses. Un statut uniquement positif à l’anticorps anti-HBc peut très bien apparaître quand les antigènes HBs ne sont plus décelables et que les anticorps anti-HBs ne le sont pas encore. Le risque de transmission du VHB en cas de transplantation d’organes, de tissus ou de cellules existe potentiellement, comme mentionné plus haut, et a déjà été observé dans quelques cas de greffe de rein, de cœur et surtout de foie. Même un profil sérologique négatif à l’antigène HBs et positif aux anticorps anti-HBc et anti-HBs, normalement considéré comme un signe de guérison et d’immunité après une infection par le VHB, ne permet pas d’exclure l’apparition du VHB en particulier lors de transplantations de foie (et sa réplication chez le receveur immunosupprimé). Toutefois le donneur dont la réaction serait uniquement positive au test anti-HBs ne présentera probablement pas de risque de transmission (son foie excepté), puisqu’il qu’il ne faut pas s’attendre à une réplication active des virus.

- Hépatite C :

La prévalence de l’infection par le VHC dans les pays européens varie entre 0,2 et 1,7 % (en Suisse : 0,7 à 1,0 %). La transmission s’effectue en premier lieu par le sang, comme pour l’agent pathogène de l’hépatite B. Par conséquent, les transfusions sanguines et les transplantations d’organes, de tissus ou de cellules présentent un risque d’infection. Le