Rapport explicatif
Consultation 2010/66: Modification de l'ordonnance sur la protection de l'air (OPair) dans les domaines des moteurs à combustion stationnaires, des turbines à gaz, d'autres installations stationnaires ainsi que des combustibles et de la surveillance du marché · 17 pages
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Referenz/Aktenzeichen : N341-1972
des effluents gazeux (convertisseur catalytique à trois voies ou réduction catalytique sélective
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[système SCR]) . Les deux technologies sont éprouvées et fiables. Le caractère économiquement supportable est réputé acquis d’autant plus que l’utilisation des convertisseurs catalytiques à trois voies dans les installations de couplage chaleur-force (CCF) est répandue en Suisse et que les systèmes SCR sont également de plus en plus utilisés. Les nouvelles valeurs limites concernant les installations au biogaz et les installations au gaz de stations d’épuration des eaux (≤100 kW) utilisant un mélange pauvre peuvent également être atteintes sans système SCR.
Les mesures de contrôle périodiques des moteurs à combustion stationnaires seront désormais effectuées tous les douze mois au lieu de tous les trois ans, respectivement toutes les 2000 heures d’exploitation. Cela est motivé par le fait que des moteurs mal réglés génèrent rapidement un fort surplus d’émissions. Des intervalles de contrôle plus courts permettent de corriger plus tôt les mauvais paramètres, empêchant ainsi que ces moteurs ne fonctionnent trop longtemps dans des conditions non autorisées. Un système de contrôle déjà éprouvé à Bâle permet de réaliser chaque deuxième mesure comme mesure d’un service de maintenance. Dans ces conditions, lors du service annuel des machines, on mesure également les émissions de polluants à l’aide d’un système de mesure informatisé. Cette manière d’opérer, réalisable et peu coûteuse, est recommandée.
En ce qui concerne les turbines à gaz, la technique dite Dry-Low-NOx s’est établie. Dans ce système, on utilise une chambre à combustion à pré-mélange, dans laquelle le carburant est mélangé à l’air avant allumage. Il en résulte une réduction de la formation de NOx ainsi que de celle de CO. Il est également possible de minimiser la formation de polluants en empêchant les pertes de pression et les pointes de température ainsi qu’en prenant des mesures de stabilisation de la flamme. Parallèlement aux mesures relatives à la technique de combustion, il existe diverses possibilités de traitement des effluents gazeux. Les systèmes SCR modernes ont un potentiel de réduction des NOx supérieur à
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90% . Les émissions de CO peuvent être réduites par l’utilisation de catalyseurs d’oxydation. En ce qui concerne les turbines à gaz, l’OPair fait la distinction entre les installations d’une puissance calorifique supérieure à 40 MW et celles d’une puissance calorifique inférieure à 40 MW. Pour les turbines à gaz de dernière génération inférieures à 40 MW, les nouvelles valeurs limites peuvent être atteintes sans traitement des effluents gazeux pour autant que la meilleure technique disponible soit utilisée. La valeur limite plus sévère concernant les NOx relative aux installations supérieures à 40 MW ne peut actuellement être atteinte que par un traitement des effluents gazeux. Il existe des systèmes SCR à fort taux de réduction. Ainsi, les nouvelles valeurs limites pour cette catégorie de puissance peuvent également être respectées même si les installations utilisent des combustibles aux propriétés défavorables ou si elles sont exploitées dans des conditions défavorables, pour autant qu’elles soient équipées d’un système de traitement des effluents gazeux approprié.
À l’avenir, les turbines à gaz pourraient être de plus en plus utilisées pour couvrir les pics de la demande en électricité. Ceci peut conduire à ce que de telles installations soient exploitées en charge partielle en dehors des périodes de pointe dans des conditions peu favorables du point de vue des émissions. Le présent renforcement des valeurs limites d’émissions garantit que les potentiels de réduction soient épuisés dans toutes les conditions d’exploitation et qu’aucune technique présentant des propriétés d’émissions moins favorables ne soit utilisée.
4 Les moteurs stationnaires d’une puissance inférieure à 1 MW sont souvent exploités de manière stœchiométrique (λ=1). Les émissions de ces moteurs peuvent être fortement abaissées avec des convertisseurs catalytiques à trois voies – comme c’est le cas dans les voitures. Ainsi, le CO, les hydrocarbures imbrûlés et les NOx des gaz d’échappement sont oxydés, respectivement réduits, en CO2, en eau et en azote. Les moteurs plus puissants sont préférentiellement exploités avec un excès d’air (λ>1). Les émissions de NOx de ces moteurs utilisant des mélanges maigres peuvent être réduites par l’utilisation d’un système de réduction catalytique sélective (SCR). Sur le catalyseur SCR, les NOx ,en présence d’un excès d’ammoniac – généralement sous forme d’une solution d’urée –, sont réduits en azote et en eau. 5 Joint Research Center (European Commission) : Reference Document on Best Available Techniques for the Large Combustion Plants, Draft 1, juin 2013, point 3.3.3.3.11 Selective catalytic reduction (SCR). 312/2005-02198/08/17/05/03/N341-1972 3/17