Rapport sur les résultats
Consultation 2017/81: Modification de la loi sur les allocations familiales (LAFam) · 25 pages
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3.3.3.12 Art. 27, al. 2
2Pour assumer le rôle d’autorité de surveillance qui lui est conféré par l’art. 76, al. 1, LPGA, il peut charger l’OFAS de donner des directives aux services chargés de l’exécution de la présente loi et d’établir des statistiques harmonisées.
Aucun participant n’a abordé l’art. 27, al. 2.
3.4 Autres suggestions et propositions
3.4.1 Demandes et propositions concernant le rapport explicatif en vue du message
Un participant (CSDE) remarque que le terme « seules » est vague et autorise une multiplicité d’interprétations, et qu’il y a donc lieu de le préciser dans le message.
3.4.2 Autres lacunes
Un autre participant (FVE) demande que la révision comble la lacune qui existe actuellement lorsqu’un salarié est malade depuis plus de trois mois et ne perçoit plus de salaire soumis à cotisations AVS, et qu’aucune autre personne ne peut faire valoir des droits aux allocations familiales pour l’enfant. Trois participants à la consultation (PES, UVS et COFF) estiment que le système des allocations familiales contient d’autres lacunes (par exemple concernant les droits donnés par certains orphelins) et souhaitent que la présente révision comble également ces dernières.
3.4.3 Adaptation du système des allocations familiales
Un participant (VD) considère que dans le contexte du vieillissement de la population, il conviendrait d’aider financièrement les familles avec enfants indépendamment de l’exercice d’une activité lucrative à l’instar de ce que prévoit la plupart des pays de l’UE et de l’AELE. Un autre participant (PES) exprime le souhait que les allocations familiales soient versées indépendamment du statut de l’enfant et de ses parents, afin de réaliser le principe « un enfant, une allocation ».
3.4.4 Augmentation des allocations familiales
Cinq participants à la consultation (PES, USS, Travail.Suisse, CFQF et FPS) demandent une augmentation des allocations familiales. PES et Travail.Suisse ne mentionnent pas de montant, tandis qu’USS, CFQF et FPS indiquent que les montants minimaux devraient être augmentés de 50 francs par mois12. Travail.Suisse demande en outre que le Conseil fédéral présente des propositions d’augmentation des allocations indépendamment du Projet fiscal
17. Le message relatif au Projet fiscal 17 adopté par le Conseil fédéral le 21 mars 2018 prévoit, quant à lui, une augmentation des montants minimaux de 30 francs par mois13. Travail.Suisse justifie sa demande par le fait que les allocations constituent une mesure importante pour lutter contre la pauvreté et contribuent à améliorer la conciliation entre la vie familiale et l’activité lucrative. Cette mesure de politique sociale, est-il affirmé, bénéficie principalement aux familles monoparentales et aux familles ayant de bas revenus. En outre, les frais entraînés par les enfants se sont accrus depuis la dernière adaptation des allocations. Enfin, celles-ci ne peuvent remplir leur rôle que si leur montant est adapté en fonction de la hausse du coût de la vie.
12 Autrement dit, il est demandé que l’allocation pour enfant passe de 200 à 250 francs par mois et que l’allocation de formation passe de 250 à 300 francs par mois.
13 Consultable à la page www.efd.admin.ch > Thèmes > Impôts > Imposition nationale > Réforme fiscale et financement de l’AVS. Le 7 juin 2018, le Conseil des États a introduit dans le Projet fiscal 17 (PF 17) une compensation sociale en faveur de l’AVS à hauteur de 2 milliards de francs, et dans le même temps, supprimé l’augmentation des allocations pour enfant. Désormais, le projet est intitulé loi fédérale relative à la réforme fiscale et au financement de l’AVS (RFFA).