Rapport explicatif
Consultation 2017/77: Paquet d'ordonnances environnementales de l'automne 2018 · 16 pages
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Paquet d’ordonnances environnementales de l’autome 2018 Rapport explicatif Consultation Ordonnance sur le CO2
FOD correspond à la quantité de méthane formée dans la décharge. Les lignes discontinues et les débits volumiques en jaune représentent les émissions de méthane libérées dans l’atmosphère. Les lignes pleines représentent la part du méthane formé dans la décharge qui est oxydée en dioxyde de carbone avant de s’échapper dans l’atmosphère. Cette oxydation s’effectue, pour la fraction non aspirée (1- EA), au niveau de la couche superficielle alors que, pour la fraction aspirée EA, elle s’effectue par le biais du traitement du gaz pauvre avec une efficacité EB. Si la fraction EA n’avait pas été aspirée, la fraction OX aurait été oxydée dans la couche superficielle. Par conséquent, seule la fraction (1-OX) du méthane aspiré et traité (en bleu sur le schéma) peut être imputée. La détermination ex-post de la quantité de méthane aspirée s’effectue par des mesures (flèche violette). Comme le montre le schéma, cette quantité ne correspond pas à la réduction d’émissions imputable. (Les réductions d’émissions imputables sont déterminées ex-post, à l’aide de la formule (8), à partir des émissions mesurées).
Pour estimer les réductions d'émissions ex-ante, il est possible d’utiliser les valeurs des mesures de la charge en méthane effectuées au cours des années précédant le début du projet. Les réductions d’émissions peuvent également être estimées, surtout si l’on ne dispose pas de résultats de mesure des émissions de méthane générées jusqu’ici.
Potentiel de réchauffement planétaire effectif du méthane
L’oxydation d’une tonne de CH4 fournit 2,75 t de CO2. Cette quantité de CO2 doit être soustraite du potentiel de réchauffement du méthane (facteur 25 par rapport à CO2), car seule la différence est imputable. Cela est valable bien que le carbone soit d’origine biogène.
La quantité de méthane se formant dans le corps de la décharge sur la durée du projet peut être estimée sur la base d’un modèle de type « First Order Decay » (FOD). Ce modèle est également utilisé pour le calcul des émissions de méthane des décharges bioactives prises en compte dans l’inventaire des gaz à effet de serre de la Suisse conformément aux directives du GIEC6.
Formule (6) :
Le premier terme de la formule (6) peut être dissocié en deux termes :
1. 𝐸𝐵 ∗ 𝐸𝐴 ∗ (1 − 𝑂𝑋) ∗ 𝐹𝑂𝐷𝐶𝐻 ,𝑦
4
2. −𝐸𝐴 ∗ (1 − 𝐸𝐵) ∗ 𝑂𝑋 ∗ 𝐹𝑂𝐷𝐶𝐻 ,𝑦
4
Le terme 1 décrit la quantité de 𝐹𝑂𝐷𝐶𝐻4,y aspirée (EA) et brûlée (EB). Cette quantité est encore diminuée d’un facteur (1-OX) afin de tenir compte de l’oxydation partielle dans la couche superficielle.
Le terme 2 tient compte du fait que la fraction de méthane aspirée (EA) mais non brûlée (1- EB) s’échappe directement du corps de la décharge dans l’atmosphère. Sans le projet, la fraction OX de cette quantité aurait été oxydée dans la couche superficielle. De ce fait, le volume de la réduction d’émissions imputable diminue7.
DOCf et DOCj
Ces deux paramètres peuvent être déterminés au moyen des outils MDP: Fraction of degradable organic carbon that can decompose et Fraction of degradable organic carbon (by weight) in the waste type j.
6 www.ipcc-nggip.iges.or.jp/public/2006gl/pdf/5_Volume5/V5_3_Ch3_SWDS.pdf (24.03.2014)
7 Si l’efficacité de brûlage à la torche EB est inférieure au facteur d’oxydation OX, les réductions d’émissions sont inférieur es à zéro. En l’absence de brûlage à la torche, soit si EB = 0 (p. ex. si la torche est éteinte), tout le méthane s’échappe directement du corps de la décharge dans l’atmosphère sans être oxydé au niveau de la couche superficielle. Dans ce cas, les émissions de méthane générées par le projet sont plus élevées. 14/16 054.11-00022/00006/00002/Q373-1514