Rapport explicatif
Consultation 2022/83: Modification de la loi sur les Chemins de fer fédéraux (LCFF): financement durable des CFF · 19 pages
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niveau de 1999, année où la Confédération a consenti à l'abandon de sa créance (prêt) dans le bilan d'ouverture de CFF SA4.
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- 700 -5 Endettement net porteur d'intérêts Prêts de trésorerie en millliards Bénéfice / perte
Figure 1 Évolution de l'endettement net, des prêts de trésorerie et des résultats,1999‒2021
La figure 1 montre la hausse de l'endettement net porteur d'intérêts des CFF, sans tenir compte des prêts sans intérêts conditionnellement remboursables accordés par le FIF pour financer l'infrastructure ferroviaire. Cette hausse continue de l'endettement s'explique principalement par des dépenses d'investissement plus élevées que les flux de trésorerie opérationnels, avec pour conséquence des flux de trésorerie disponible négatifs (les flux de trésorerie disponible étaient de - 293 millions de francs en 2019, de - 1501 millions en 2020 et de - 564 millions en 2021). Cette augmentation structurelle s'est aggravée avec les conséquences des mesures prises dans le cadre de la lutte contre le COVID-19. Par rapport au bénéfice d'exploitation avant amortissements, intérêts et impôts (EBITDA), l'endettement des CFF était jusqu'en 2020 conforme à l'objectif de 6,5 x EBITDA5 fixé par le Conseil fédéral dans les objectifs stratégiques.
Pour faire face à la diminution drastique de la demande des voyageurs pendant l'épidémie, le Conseil fédéral est intervenu à plusieurs reprises pour garantir les liquidités de l'entreprise. Il a relevé, dans les objectifs stratégiques, le plafond des prêts de trésorerie, qui est passé, en plusieurs étapes, de 3,2 à 4,45 milliards de francs, dont 4 milliards de francs pour les prêts à long terme et 450 millions de francs pour les prêts à court terme. Ces lignes de crédit, valables jusqu'à fin 2023, doivent permettre aux CFF de poursuivre leurs investissements, notamment concernant le renouvellement du matériel roulant et la mise en œuvre des étapes d'aménagement 2025 et 2035 de l'infrastructure ferroviaire, fixées par le Parlement.
Les CFF disposent d'une marge de manœuvre un peu moins importante que d'autres entreprises pour fixer des priorités en matière d'investissement. Vu les ressources élevées qui sont consacrées à l'aménagement de l'infrastructure par l'intermédiaire du FIF, les milieux politiques s'attendent à ce que ces travaux débouchent sur un développement rapide de l'offre. Or cela nécessite d'importants investissements subséquents qui, au moins au début, ne sont généralement pas rentables. À l'inverse, les augmentations tarifaires sont souvent politiquement contestées. Annoncée fin 2020, la redéfinition des investissements prioritaires des CFF dans les immeubles de rendement a elle aussi suscité des discussions au niveau politique, celles-ci incitant finalement le conseil d'administration des CFF à revenir sur
4 Dans le cadre du bilan d'ouverture de CFF SA, la Confédération a converti au 1er janvier 1999 un prêt de trésorerie d'environ 11,6 milliards de francs en capital propre (8 milliards de francs) et en un prêt sans intérêts conditionnellement remboursable (3,6 milliards de francs) des CFF.
5 Après avoir atteint un sommet en 2016 (7,5), l'endettement net porteur d'intérêts des CFF a toujours été légèrement inférieur à l'objectif de 6,5 x EBITDA entre 2017 et 2020.