Rapport explicatif

Consultation 2010/113: Révision partielle de la loi fédérale sur les professions médicales universitaires (loi sur les professions médicales, LPMéd) · 22 pages

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optimal. Toutes les données médicales sont des données sensibles. La protection et la sécurité des données revêtent donc une très haute importance. Cela s’applique à la fois aux échanges de données sur papier et aux échanges électroniques. Les futurs professionnels de la médecine doivent être sensibilisés dès la formation universitaire à la thématique du secret dans la relation entre le médecin et le patient et en particulier aux questions concernant le potentiel et les risques de l’échange électronique de données médicales et d’informations sur les patients.

Art. 7, let. c

La reformulation montre clairement que, dans le cadre de leur activité, les étudiants respectent de manière effective le droit à l’autodétermination des patients.

Art. 8, let. c Médecine humaine, médecine dentaire et chiropratique

Le terme de « médicament » est remplacé par l’expression plus large de « produit thérapeutique ». Cette expression englobe en effet, selon l’art. 4, al. 1, let. a et b, en liaison avec le titre complet de la loi du 15 décembre 2000 sur les produits thérapeutiques13, les médicaments14 et les dispositifs médicaux15. Une personne ayant terminé ses études de médecine humaine, de médecine dentaire ou de chiropratique doit être capable d’utiliser de façon professionnelle, respectueuse de l’environnement et économique non seulement les médicaments mais aussi les dispositifs médicaux.

Art. 8, let. g

Cette disposition a simplement été remaniée sur le plan rédactionnel.

Art. 8, let. j (nouvelle)

En application de l’art. 118a Cst. et de la motion de la CSEC-CE16 relatifs à la médecine complémentaire, les objectifs de la formation en médecine humaine, en médecine dentaire et en chiropratique sont complétés ici par une disposition visant ce domaine. Les facultés devront concrétiser ce nouvel objectif dans les catalogues des objectifs de la formation et l’intégrer dans les programmes d’études.

Art. 8, let. k (nouvelle)

Les évolutions démographiques et sociales vont accroître l’importance de la médecine de base pratiquée à l’interface entre soins ambulatoires et soins hospitaliers. Outre les soins aigus, la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques multiples (multimorbidité) demandera des compétences en médecine curative et préventive, mais aussi en réadaptation et en médecine palliative. La médecine de base a certes besoin de médecins ayant acquis des compétences en « médecine de famille », mais ceux-ci doivent être capables de mettre sur pied des réseaux optimaux. En effet, les soins de base ne sont pas le seul fait des médecins ; ils sont dispensés par des équipes pluridisciplinaires regroupant des médecins, des personnes

13 RS 812.21

14 Médicaments : les produits d’origine chimique ou biologique destinés à agir médicalement sur l’organisme humain ou animal, ou présentés comme tels, et servant notamment à diagnostiquer, à prévenir ou à traiter des maladies, des blessures et des handicaps ; le sang et les produits sanguins sont considérés comme des médicaments.

15 Dispositifs médicaux : les produits, y compris les instruments, les appareils, les diagnostics in vitro, les logiciels et autres objets ou substances destinés à un usage médical, ou présentés comme tels, dont l’action principale n’est pas obtenue par un médicament.

16 Cf. note de bas de page 5.