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Consultation 2020/66: Stratégie pour le développement durable 2030 · 38 pages
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prennent des mesures destinées à réduire les risques lors de l’utilisation de produits chimiques et à remplacer les substances extrêmement préoccupantes par des substituts présentant moins de
risques. La Confédération soutient par ailleurs l’application des principes de base de la chimie durable dans la recherche et dans la fabrication, l’utilisation et l’élimination des substances, ainsi que lors de la mise au point de nouveaux processus et produits.
Axes stratégiques internationaux
La Suisse s’engage sur le plan multilatéral, régional et bilatéral afin d’améliorer les conditions-cadre et de les rendre plus contraignantes, de manière à renforcer la compétitivité et la capacité d’innovation des entreprises dans les domaines de la production durable, de la préservation des ressources
naturelles, de l’extraction et du commerce de matières premières, ainsi que des infrastructures
durables. Dans ce contexte, elle encourage la mise en œuvre de directives internationales et de normes sociales et environnementales globales, ainsi que leur développement continu et leur
consolidation. Elle fait en sorte que les coûts externes soient internalisés dans toute la mesure du possible, en coopération avec le secteur privé, et soutient également le renforcement de la
gouvernance mondiale dans ce domaine.
La Suisse aide les pays émergents ou en développement à organiser leur changement structurel, à développer leur secteur privé, à s’intégrer dans les circuits économiques régionaux et dans l’économie mondiale, ainsi qu’à créer des emplois décents. Elle encourage la mise en place d’un cadre juridique fiable pour les investissements durables et soutient l’application de normes écologiques, sociales et économiques exigeantes. Dans ce contexte, l’accent est mis sur les processus de production
économes en ressources, l’amélioration de la transparence, les solutions de financement à long terme et le renforcement des compétences professionnelles tenant compte des aspects écologiques.
La Suisse s’engage en faveur d’une réglementation internationale complète, cohérente et efficace pour les produits chimiques, par l’intermédiaire notamment de traités juridiquement contraignants.
Cette réglementation doit traiter les problématiques anciennes ou nouvelles à l’aide de mesures efficaces. La Suisse favorise des conditions-cadre qui permettent de gérer les produits chimiques et les polluants de manière appropriée à l’échelle nationale, en particulier dans les pays en
développement.
4.1.3 Accélérer la transition vers des systèmes alimentaires plus durables en Suisse comme à l’étranger
Pour que le bien-être de la population soit garanti sur le long terme, il faut qu’elle dispose – à des prix compétitifs – de suffisamment de denrées alimentaires saines qui soient produites de manière
responsable sur le plan social et écologique. Les systèmes alimentaires sont soumis à des
changements de plus en plus nombreux, qu’il s’agisse de chocs soudains ou de facteurs de stress à long terme, liés notamment à l’évolution de l’environnement (climat, recul de la biodiversité, sols dégradés, etc.). Or les systèmes alimentaires durables et résilients peuvent atténuer ces crises et leurs effets sur l’homme et l’environnement. La transition requise pour parvenir à de tels systèmes se heurte toutefois à des difficultés sur l’ensemble de la chaîne de création de valeur, en Suisse comme à l’étranger, qu’il s’agisse de la production, de la transformation, de la commercialisation, de la
consommation ou de l’élimination des denrées. Lors de crises mondiales, les circuits courts et
diversifiés ont montré leurs avantages. Par ailleurs, l’alimentation constitue un facteur crucial pour la santé, ce qui pose encore d’autres défis mais engendre aussi des synergies potentielles20.
Près de la moitié des denrées alimentaires consommées en Suisse sont importées. Cette répartition du travail favorise la concurrence, l’innovation et le niveau de vie général en Suisse, mais elle a aussi pour conséquence qu’une grande partie des répercussions écologiques et sociales de l’alimentation affecte l’étranger21. Selon des estimations, le gaspillage de denrées alimentaires cause chaque année des pertes se montant à 2,8 millions de tonnes sur l’ensemble de la chaîne alimentaire en Suisse et à l’étranger, ce qui veut dire qu’au moins 25 % de l’impact environnemental de ce domaine pourraient être évités22. Pour passer à des systèmes alimentaires plus durables23, la diminution des
répercussions sociales et environnementales négatives revêt une importance cruciale24.