Rapport OLED
Consultation 2021/12: Paquet d'ordonnances environnementales du printemps 2022 · 17 pages
Fedlex · Rapport explicatif · Page 11Fedlex · Rapport explicatif
Paquet d’ordonnances environnementales du printemps 2022 Rapport explicatif Consultation OLED
et plus efficientes. Si cette tendance se confirme dans le cadre des constructions et modifications d’installations prévues, on peut s’attendre à une nouvelle augmentation des concentrations de PCDD/F ces prochaines années.
Avant l’entrée en vigueur de l’OLED le 1erjanvier 2016, l’élimination des cendres volantes d’UIOM était pratiquée depuis des années en toute légalité et sans entraîner d’atteinte nuisible pour l’homme et l’environnement. Aucune pollution aux dioxines ou furanes n’a non plus été constatée dans les lixiviats de décharges. Les dioxines et furanes ne sont guère mobiles dans les décharges de type D : ils ne peuvent être mobilisés que sous l’influence de combinaisons organiques, qui ne sont toutefois pas admises dans ce type de décharges.
Lors du lavage acide des cendres volantes et des poussières de filtres (FLUWA), des sels solubles sont éliminés en plus des métaux, de sorte que le volume de cendres ainsi traitées est plus faible de 20 à 50 % que celui des cendres non traitées. Étant donné que les dioxines et furanes ne sont pas solubles dans de telles conditions, ils se retrouvent sous une forme enrichie dans le flux, plus faible du point de vue massique, des cendres volantes traitées par lavage acide.
Pour ces différentes raisons, il convient de porter la valeur limite applicable aux PCDD/F dans les résidus du traitement thermique des déchets à 3 g TEQ/kg en respectant l’obligation de réduire cette teneur au strict minimum conformément à l’état de la technique. Cette valeur limite doit être valable pour tous les résidus de l’incinération, donc pas seulement les résidus des UIOM, car les déchets tels que les cendres de bois peuvent également contenir des dioxines ou des furanes. Ainsi, la valeur limite en vigueur pour la teneur en PCDD/F (1 g TEQ/kg) est excessivement basse actuellement.
Des efforts sont déjà consentis aujourd’hui pour séparer les dioxines et furanes des résidus d’incinération. Plusieurs projets de recherche menés par l’OFEV ont montré que les dioxines et furanes contenus dans les cendres volantes traitées par lavage acide peuvent être détruits thermiquement, et ce, de deux manières : premièrement, en remettant la totalité des cendres traitées par lavage acide dans les fours d’UIOM (méthode « ReFire ») ou, deuxièmement, en remettant les concentrés de dioxines et furanes préalablement séparés (méthode « ExDiox »). Dans les deux cas, les dioxines et furanes contenus dans les cendres volantes sont détruits thermiquement en raison des températures élevées des fours d’UIOM. Les mâchefers qui résultent de ces procédés ne présentent par conséquent pas une concentration de dioxines ou furanes plus élevée. Ces 20 dernières années, des méthodes analogues à la méthode « Re-Fire » ont été testées à de nombreuses reprises dans le cadre de projets pilotes en Suisse et en Allemagne et ont été appliquées dans une installation en Allemagne à grande échelle pour la première fois en 2010. La méthode « ExDiox » a été testée une seule fois en Suisse en 2005, durant deux semaines, et n’a depuis plus été utilisée. D’autres travaux seront menés à ce sujet, si bien qu’on devrait disposer, avec les méthodes « ExDiox » et « ReFire », de deux procédés permettant de réduire le plus possible ou de détruire la charge en dioxines et furanes devant être stockée définitivement. Il faudra toutefois encore attendre trois à cinq ans avant que les deux méthodes aient pu être comparées et que la possibilité de les appliquer à large échelle dans des installations dans lesquelles des cendres volantes peuvent être mises en décharge soit prouvée.
11/17 153-00010/00001/01047/T493-0052