Rapport sur les résultats
Consultation 2024/38: Avant-projet de révision partielle de la loi sur l’aide aux victimes · 26 pages
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Synthèse de la consultation : avant-projet de révision partielle de la loi sur l’aide aux victimes
5.6 Art. 14a, al. 2 Cantons
AG, BS, BL, TI et ZH saluent le fait que l’autonomie des cantons est respectée et que la dis- position laisse aux cantons la compétence de choisir le modèle de prise en charge médicale. NW s’interroge sur la nécessité d’un service spécialisé pour garantir l’accès aux prestations médicales et médico-légales et estime suffisant que les victimes puissent s’adresser à des services (tels que les hôpitaux publics) qui offrent ces prestations.
16 cantons49 trouvent la notion de « service spécialisé » insuffisante et trop étroite. La plupart d’entre eux50 soutiennent la formulation proposée par la CDAS, notamment : « Les cantons veillent à ce que les victimes aient accès aux prestations spécialisées en matière d’assis- tance médicale et médico-légale. ». AI51, BS52 et ZH53 proposent des formulations diver- gentes.
En raison de la pénurie de professionnels de la santé, BE demande d’examiner la possibilité de limiter l’offre des services spécialisés aux victimes de violences domestiques et sexuelles. GL exprime aussi des doutes quant à la mise en œuvre et demande que l’évolution des coûts dans le système de santé soit prise en compte.
Partis politiques
De l’avis du Centre, la disposition doit être formulée de telle sorte que les petits cantons puis- sent la mettre en œuvre. Selon l’UDC, les cantons doivent disposer de suffisamment de marge de manœuvre pour tenir compte de leur organisation en matière de santé.
Le PS salue l’introduction d’une obligation pour les cantons de mettre en place des services spécialisés. Il s’agit d’une exigence minimale qui leur laisse suffisamment de liberté dans la mise en œuvre, y compris la possibilité de créer d’autres acteurs dans le système de la LAVI. Il importe que les services spécialisés disposent de professionnels de la santé dûment for- més.
Associations faîtières de l’économie, autres organisations intéressées et particuliers
La CSDE, la CSVD et Pink Cross saluent explicitement l’obligation faite aux cantons de ga- rantir l’accès aux prestations médicales et médico-légales. Il en va de même de la CDAS.
Toutefois, selon elle, la notion de « service spécialisé » ne reflète pas suffisamment la vo- lonté de laisser aux cantons la possibilité de choisir le modèle de prise en charge médicale et médico-légale approprié. Elle propose ainsi la formulation suivante : « Les cantons veillent à ce que les victimes aient accès aux prestations spécialisées en matière d’assistance médi- cale et médico-légale. ». La majorité des organisations54 soutient la formulation de la CDAS
49 AG, AI, AR, BE, BL, BS, FR, JU, LU, OW, SZ, TG, UR, VD, ZG, ZH
50 AG, AR, BL, FR, JU, LU, OW, SZ, TG, UR, VD, ZG
51 Les cantons veillent à ce que les victimes aient accès aux prestations visées à l’art. 14a, al. 1 (traduction).
52 Les cantons veillent à ce que les victimes aient accès à des prestations spécialisées en matière d’assistance médicale et médico-légale (traduction).
53 Les cantons veillent à ce que les victimes puissent avoir accès aux prestations spécialisées en matière d’assistance médicale et médico-légale (traduction).
54 Associazione Consultorio delle Donne Lugano, BIF, Brava, Centre d’accueil MalleyPrairie, CSP Vaud, DAO, FEG, Femmes pour la Paix Suisse, FIZ, Frauenberatung sexuelle Gewalt ZH, Frauenhaus AG-SO, Frauenhaus beider Basel, Frauenhaus LU, Frauenhaus Winterthur, Frauenhaus ZH, Frauenhaus ZH Oberland, Frieda, IAMANEH, JDS, LibElle, LSFC, Réseau suisse contre l’excision, Opferhilfe beider Basel,