Rapport sur les résultats
Consultation 2021/103: Scénario-cadre 2030/2040 pour la planification du réseau électrique · 36 pages
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Numéro du dossier: BFE-471.3-20/10/11
Scénario «Transit de l’électricité extrême»: le transit disparaît dans la variante 1; dans la variante 2, il augmente fortement (p. ex. double: l’Italie exporte beaucoup en été et, en hiver, importe beaucoup d’électricité depuis l’Allemagne). L’étude «Analyse Stromzusammenarbeit CH-EU» (Frontier
Economics, septembre 2021, en allemand uniquement, résumé en français disponible sous le titre «Approvisionnement en électricité de la Suisse en 2025») a déjà esquissé de tels scénarios. La
variante 3 table sur des transits importants entre le nord et le sud-ouest.
Scénario «Pilotage des consommateurs»: ce scénario part de l’hypothèse que la consommation des charges pilotables pourra être utilisée au service du réseau en 2040.
Union démocratique du centre
L’UDC rejette le scénario-cadre 2030/2040 pour la planification du réseau électrique sous sa forme actuelle: la Stratégie énergétique 2050 a échoué, la Suisse s’enfonce progressivement dans une situation catastrophique, et il n’y a pas de concept réaliste et aucune personne compétente pour prévenir la pénurie imminente d’électricité et garantir le développement d’une capacité de production suffisante.
Une étude de l’Empa (2019) montre de façon saisissante que la consommation d’électricité – malgré le renforcement de l’efficacité énergétique – augmentera sensiblement en raison de l’électromobilité croissante, de la décarbonisation dans le secteur du bâtiment et de la numérisation en cours.
Concrètement, l’Empa table sur une hausse de la consommation d’électricité de 25% ou 13,7 TWh ces prochaines années. En plus de cette hausse de la consommation (+13,7 TWh), l’arrêt des centrales nucléaires (-24 TWh) et les pertes subies dans l’énergie hydraulique en raison de débits résiduels plus élevés (-3,7 TWh) joueront une importance cruciale.
Ces faits ne se retrouvent pas dans les indicateurs embellis des scénarios (cf. p. 4). Les scénarios se fondent jusqu’en 2040 sur une hausse de la consommation d’environ 4 à 9 TWh. Du côté de la
production, une hausse incroyablement élevée de l’énergie photovoltaïque doit compenser les besoins en énergie supplémentaires (en plus de la géothermie et de l’énergie éolienne parmi d’autres agents énergétiques).
Pourtant, un vaste développement de l’énergie solaire, de la géothermie et de l’énergie éolienne est parfaitement irréaliste dans l’ordre de grandeur nécessaire (40 TWh) en raison de facteurs techniques, politiques et d’aménagement du territoire. Il est occulté que tous les objectifs de développement notables ont échoué jusqu’à aujourd’hui, que ce soit pour la force hydraulique, l’énergie éolienne, la géothermie, la biomasse ou le photovoltaïque.
• Pour l’énergie éolienne, le blocage est total: il faut en moyenne 20 ans pour qu’un parc éolien voie
le jour en Suisse. En outre, les conditions de vent sont rarement optimales.
• Le potentiel de l’énergie hydraulique est en grande partie exploité. Il existe bien quelques projets et
l’OFEN identifie en effet encore du potentiel. Mais le problème est qu’ils ne sont absolument pas rentables. Jusqu’ici, des contributions d’investissement n’ont été sollicitées que pour quelques projets.
• La Confédération voulait produire jusqu’à 10% de l’électricité avec la géothermie – une promesse
en l’air d’un point de vue actuel.
• Un développement rapide et étendu du photovoltaïque est irréaliste pour des raisons techniques,
financières, juridiques et politiques.
Une étude de l’Empa publiée le 1er février 2022 illustre aussi de manière alarmante que la stratégie énergétique ne peut pas se réaliser: elle a calculé trois scénarios qui prévoient l’arrêt des centrales nucléaires – à elle seule, cette circonstance implique une exigence fondamentale de 16 m2 de
panneaux solaires par habitant, une batterie d’accumulateurs de 9 kWh pour chaque habitant et, en complément, quatre centrales hydrauliques à pompage-turbinage supplémentaires de la taille de la centrale de la Grande Dixence. Dans le scénario «pleine électrification», il faut 48 m2 de panneaux 14/36
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