Rapport sur les résultats
Consultation 2021/103: Scénario-cadre 2030/2040 pour la planification du réseau électrique · 36 pages
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Numéro du dossier: BFE-471.3-20/10/11
solaires par habitant, une batterie d’accumulateurs de 26 kWh pour chaque habitant et treize centrales hydrauliques à pompage-turbinage supplémentaires: il n’y a même pas assez de vallées qui s’y
prêtent.
Les deux autres scénarios nécessitent l’équivalent de 25 tubes du tunnel du Gothard pleins
d’hydrogène ou douze fois la surface des toitures de toute la Suisse, avec des prix de l’énergie allant jusqu’à 9600 francs par an et par habitant. Le directeur de l’institut de recherche responsable a
déclaré: «Nous devons donc prendre congé de l’idée que nous pouvons couvrir nos besoins totaux en énergie avec des énergies renouvelables produites en Suisse». Le contexte et les scénarios du rapport envoyé en consultation ne constituent manifestement pas une base réaliste et appropriée pour la planification du réseau.
Force est de constater qu’en 2020, même l’objectif minimal n’a pas été atteint pour l’électricité produite à partir d’énergies renouvelables (solaire, éolien, géothermie, biomasse). Sous cet éclairage, les prévisions et indicateurs à peine justifiés n’ont absolument aucune crédibilité et s’apparentent à des paroles d’encouragement éco-religieuses qui vont à l’encontre de tout raisonnement objectif.
Il manque aussi dans le rapport une prise en compte de l’immigration de masse. L’office fédéral en charge ne semble pas avoir connaissance d’une migration existante et continuelle. Mais la
consommation d’électricité de la Suisse a augmenté globalement de 10% depuis 2000, même si la consommation par habitant a diminué de 6,9%. Il ne sert à rien d’investir dans des mesures d’efficacité énergétique onéreuses et d’économiser de l’électricité s’il y a en même temps chaque année, rien qu’en provenance de l’UE, une immigration de masse équivalant à la taille de la ville de Bienne.
Un accord sur l’électricité avec l’UE demeure aussi irréaliste, d’autant plus que les capacités des pays voisins – en particulier pendant le semestre d’hiver – diminuent également. En cas de pénurie, c’est la Suisse qui serait désavantagée. L’absence d’accord sur l’électricité doit être appréciée correctement dans tous les cas dans un scénario indépendant. En outre, il manque manifestement dans le scénariocadre des probabilités de survenance compréhensibles. Celles-ci doivent être présentées en détail en même temps que les opportunités et risques.
Par ailleurs, des risques importants et déterminants pour la politique de sécurité sont occultés. Au regard de la pénurie d’électricité, le maintien de la stabilité du réseau électrique suisse, la protection contre une congestion depuis l’étranger et l’assurance d’une sécurité d’approvisionnement élevée sont à mettre en rapport avec des mesures de protection contre les pannes de courant, les cyberattaques et la réduction de la dépendance aux importations d’électricité. Les scénarios doivent donc être pondérés en fonction de leur pertinence en matière de politique de sécurité.
En ce qui concerne l’évolution du secteur de l’énergie présentée dans le scénario-cadre, la disponibilité de l’énergie à l’étranger et l’évolution des prix, on constate, au regard de la situation qui prévaut
actuellement en Ukraine, qu’il n’est guère possible de calculer un scénario réaliste à l’horizon 2040 et que la probabilité de survenance de risques (d’importation) correspondants n’est pas calculable.
Enfin, l’UDC relève que la modernisation, la numérisation, le développement et la sécurité des réseaux électriques suisses prennent une place centrale pour la sécurité d’approvisionnement. Les stratégies et hypothèses à la base des scénarios sont visiblement dues au courant éco-politique dominant, auquel il faut se tenir quoiqu’il en coûte.
5.3. Avis des associations faîtières de l’économie qui œuvrent au niveau national
Union syndicale suisse
Les scénarios et variantes de développement à la base des Perspectives énergétiques 2050+ (ZÉRO Base, ZÉRO A, ZÉRO B et ZÉRO C) sont tous relativement similaires à une approche «poursuite de la politique actuelle». Du point de vue de la politique climatique, ils ne représentent que le strict 15/36
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