Rapporto sui risultati

Consultazione 2011/25: Revisioni nel settore delle derrate alimentari e degli oggetti d'uso · 696 pagine

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stratégies de recherche de la qualité mises en place depuis plus de 20 ans en Suisse. Les nombreuses études relatives tant au fonctionnement des sols, au climat, à la physiologie de la vigne, à la recherche de

nouveaux cépages adaptés à nos conditions, que celles visant à

améliorer les connaissances des processus de maturation et de qualité du raisin ont permis à la Suisse de maintenir un patrimoine viticole riche et diversifié et de produire des vins de haute qualité. Ouvrir la brèche à l’œnologie additive c’est remettre en question un principe fondamental de l’œnologie (dite soustractive) que nous défendons où la qualité de la matière première, le raisin, joue un rôle central et prioritaire et où le vin est encore considéré comme un produit naturel et artisanal. Les pays pratiquant l’œnologie additive ont une vision diamétralement opposée, le vin rentrant dans la catégorie de produits industriels et donc « fabriqués » selon une recette. Le raisin dont il est issu joue donc un rôle

secondaire puisque des corrections du vin par ajout de divers composés sont permises.

Il nous apparaît que tous les efforts qualitatifs consentis depuis de nombreuses années par les œnologues et les producteurs seraient mis à mal par l’introduction de méthodes correctives additives aussi drastiques que l’édulcoration des vins.

2) Imprécision et incohérence de l’appendice 11 :

Si l’enrichissement du moût prévu dans la même annexe 2 est soumis à autorisation par l’OFSP et est extrêmement détaillé dans l’appendice 14 de ladite annexe, l’appendice 11 relative aux limites et conditions pour l’édulcoration des vins est pour le moins lacunaire au regard de

l’influence que cette pratique aura sur le vin. Rien n’est dit sur l’exclusion de cette pratique en cas de recours à une autre pratique telle que la désalcoolisation, l’enrichissement ou à l’acidification par exemple.

L’augmentation maximale du titre volumique total fixée à 4 % vol. est tout-à-fait excessive et contraire à la définition d’un vin de qualité. Cela peut correspondre à presque 65 g/l de sucres résiduels ajoutés dans le vin par édulcoration, si aucun enrichissement du moût ou du vin n’a été pratiqué.

Cette augmentation rend possilbe un ajout significatif de moût dont l’origine ne respecterait pas les critères imposés aux coupages, ce qui semble pour le moins incohérent.

Rien n’est prévu quant aux types de vins auxquels cette édulcoration serait destinée ni sous quelles conditions particulières elle pourrait être soumise.

Au regard de l’impact de l’édulcoration sur les qualités organoleptques des vins, la disposition figurant à l’appendice 11 de l’annexe 2 est trop permissive et peu précise comparativement à celle relative à

l’enrichissement des moûts et des vins.

3) Information au consommateur :

Dans le projet soumis à consultation, rien n’est dit concernant l’obligation