Rapport explicatif

Consultation 2018/34: Arrêté de planification pour le renouvellement des moyens pour la protection de l'espace aérien · 26 pages

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 Il existe aussi un rapport inverse entre le nombre d’avions et le coût de la logistique. Avec une logistique bien développée, une flotte réduite peut fournir les mêmes prestations qu’une flotte plus importante avec une logistique plus faible.

Les prestations à fournir en cas de tension durable constituent le critère déterminant pour la taille de la flotte.

 Le service quotidien de police aérienne ne peut pas servir de critère parce que, si l’on part de cette seule base, la Suisse n’offrirait alors pas une protection suffisante en cas de tension ou de conflit armé. La mission première des Forces aériennes n’est pas d’assurer le service de police aérienne, mais la protection et la défense contre les attaques dans les airs et depuis les airs.

 A l’inverse, une capacité de défense autonome plusieurs mois durant contre une attaque aérienne massive d’un adversaire puissant ne peut pas non plus servir de critère. Cela dépasse en effet les possibilités d’un État neutre et relativement petit comme l’est la Suisse.

Il n’est pas possible de définir à l’avance et en détail comment la Suisse utiliserait les Forces aériennes en cas de tensions dangereuses et persistantes pour empêcher quiconque d’utiliser son espace aérien sans y être autorisé et pour se maintenir hors d’un conflit armé. La manière dont les Forces aériennes seraient engagées contre une menace terroriste grave provenant des airs n’est pas non plus fixée. Il faut partir du principe qu’en situation de tension, il sera nécessaire de pouvoir patrouiller en permanence dans le ciel avec des avions de combat. Reste que la situation de menace dans l’espace aérien ne sera vraisemblablement pas la règle. C’est pourquoi il n’est pas non plus nécessaire qu’un nombre constant d’avions de combat soit présent dans les airs. Pendant les phases plus calmes, deux avions de combat dans les airs et plusieurs autres en disponibilité accrue au sol sont peut-être suffisants. Dans l’éventualité d’une attaque, un plus grand nombre d’avions est nécessaire dans les airs.

En tant que modèle pour le calcul de la taille requise de la flotte, il a été établi que l’ensemble de la flotte devait permettre d’assurer une présence permanente dans l’espace aérien avec au moins quatre avions pendant au moins quatre semaines. Ce scénario (identique pour chaque avionneur) permet, lors du processus PAC, de comparer les avions dont les performances (p. ex. durée dans le secteur d’engagement plus ou moins longue) et les exigences en matière de maintenance diffèrent. Dans le premier appel d’offres, les fabricants seront donc invités à décrire combien d’avions et quel paquet logistique seraient nécessaires pour assurer un engagement permanent dans les airs de quatre semaines avec quatre avions.

Si quatre avions de combat volent dans le secteur d’engagement, quatre autres sont disponibles pour les remplacer sans interruption ; les quatre avions rentrés de leur engagement sont à nouveau préparés en vue de l’engagement suivant. Douze avions de combat doivent donc être directement disponibles pour assurer la permanence. En outre, quatre autres avions devraient être tenus en réserve sur les aérodromes. Ainsi, seize avions sont nécessaires pour un engagement de ce type.

Les avions de combat requièrent des travaux de maintenance à intervalles précis, dont le coût et la durée varient. En cas d’engagement intensif, la fréquence de ces travaux augmente. Sur une flotte entière, à un moment quelconque, entre 25 % et 50 % des appareils sont immobilisés pour des travaux de maintenance et de réparation au sein des Forces