Rapport explicatif
Consultation 2018/34: Arrêté de planification pour le renouvellement des moyens pour la protection de l'espace aérien · 26 pages
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d’importance comparable à celle de la Suisse n’acquiert deux modèles d’avions différents.
Exigences techniques
Pour protéger et défendre l’espace aérien en toutes situations, les Forces aériennes ont besoin d’avions de combat disposant d’une forte vitesse ascensionnelle, pouvant atteindre une vitesse supersonique et demeurer au moins une heure dans le secteur d’engagement, et qui soient dotés de capteurs et d’armes exploitables, quelles que soient les conditions météorologiques. Les avions doivent être équipés d’un radar performant et de capteurs passifs, de missiles air-air de longue portée, de systèmes d’autoprotection à l’épreuve des menaces modernes et d’un système d’identification ami-ennemi fiable.
Pour la reconnaissance aérienne, une partie de la flotte doit être équipée de nacelles de reconnaissance pouvant embarquer des capteurs électro-optiques. Les avions de combat à évaluer doivent pouvoir être engagés pour la reconnaissance sans forcément exiger un grand investissement sur le plan technique.
Les prérequis techniques pour combattre des cibles terrestres avec précision depuis les airs sont déjà intégrés dans les avions de combat polyvalents modernes. Les avions sont conçus de façon à pouvoir non seulement être utilisés avec des missiles air-air, mais aussi avec des armes air-sol. Comme il s’agit uniquement, dans un premier temps, de rétablir le savoir-faire pour les engagements air-sol, il conviendra d’acheter essentiellement des munitions d’exercice et, à côté, un stock minimum de munitions de guerre.
Dans la reconnaissance aérienne aussi bien que dans le combat contre des cibles terrestres depuis les airs, il s’agit de rétablir des aptitudes qui existaient auparavant, mais auxquelles on a renoncé temporairement : jusqu’au retrait du service des avions de combat Hunter (fin 1994) et Mirage III RS (fin 2003), les Forces aériennes avaient la capacité respectivement de combattre des cibles terrestres depuis les airs et d’effectuer des reconnaissances. Dans un cas comme dans l’autre, la volonté exprimée alors était de voir ces aptitudes rétablies un jour.
Quantité
A l’heure actuelle, le nombre exact des avions à acquérir n’est pas encore arrêté, et ce pour trois raisons.
Les avions de combat et la défense sol-air se complètent mutuellement. Si l’une des composantes est plus fortement développée que l’autre, le dimensionnement de cette dernière peut être revu à la baisse. Les besoins du service de police aérienne doivent de toute façon pouvoir être satisfaits avec les seuls avions de combat, sans moyens de défense sol-air.
Les avions à évaluer ne représentent pas les mêmes coûts et n’ont pas les mêmes performances. Le paquet optimal pour la Suisse ne pourra être établi qu’au moment de l’évaluation : plus les avions seront performants et coûteux, plus leur nombre sera réduit, et inversement.