Rapport explicatif
Consultation 2018/34: Arrêté de planification pour le renouvellement des moyens pour la protection de l'espace aérien · 26 pages
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Une dépendance vis-à-vis des États constructeurs et des fabricants est inévitable. Il est possible de choisir entre plusieurs fabricants, mais ceux-ci utilisent en partie les mêmes sous-systèmes. La Suisse, pour des raisons techniques et financières, ne peut pas développer ses propres systèmes dans des domaines critiques (p. ex. systèmes de communication).
Nouveau système de défense sol-air Besoin
Les moyens de défense sol-air sont engagés dans différentes situations et dans différents rôles.
Lors d’événements tels que la rencontre annuelle du World Economic Forum (WEF), à Davos, ou d’autres conférences impliquant un besoin de protection particulièrement élevé, un ou plusieurs moyens de défense rapprochée sont utilisés contre pour contrer toute attaques pouvant provenir des airs.
Lors de tensions dans le voisinage immédiat de la Suisse, la défense sol-air permet à la Suisse d’empêcher d’autres États de violer son espace aérien en abattant leurs objets volants (avions de combat, avions cargo, drones ou hélicoptères).
Si la Suisse est attaquée, la défense sol-air sert à abattre les objets volants ennemis menaçant la population et les infrastructures critiques, les installations de l’armée et les formations militaires.
Lorsqu’ils sont utilisés dans le cadre d’un réseau intégré et en combinaison avec les avions de combat, les systèmes de défense sol-air contribuent aussi dans une large mesure à établir une image de la situation aérienne grâce à leurs capteurs.
Moyens à évaluer
Lors de l’acquisition d’un nouveau système de défense sol-air, les moyens existants dont les composantes sont intégrées – capteurs, système de conduite et moyens d’action (missiles) – sont pris en compte. L’alternative consisterait à acquérir chaque composante individuellement, puis à l’intégrer en un seul et même système. En privilégiant un système existant, on réduit certes le nombre de soumissionnaires, mais on atténue également le risque technique.
De même, la préférence va à des moyens qui ont déjà été acquis par d’autres États, ce qui contribue aussi à limiter les risques techniques et financiers. Le fait que le potentiel d’amélioration technologique s’en trouve réduit est un moindre risque.
Les moyens de défense sol-air soumis à la procédure d’évaluation sont les suivants :
SAMP/T Eurosam, France
Patriot Raytheon, États-Unis
David’s Sling Rafael, Israël
Cet appel d’offres se déroulera également sous la forme d’une procédure sur invitation : armasuisse invitera les gouvernements américain, français et israélien à soumettre des offres selon les critères définis (p. ex. avec missiles). Il est possible que, dans certains cas,