Rapport explicatif

Consultation 2018/34: Arrêté de planification pour le renouvellement des moyens pour la protection de l'espace aérien · 26 pages

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aériennes ou dans l’industrie. (Cela correspond à la norme au niveau international.) Si l’on considère l’engagement préalablement décrit, le nombre d’avions concernés s’établirait entre six et seize.6

Le fait qu’il faille aussi des avions pour la formation et l’entraînement des pilotes en plus de ceux engagés ou immobilisés par les travaux de maintenance et que les besoins sont encore plus élevés en cas d’engagement réel est aussi à prendre en considération.

Stationnement

La livraison des nouveaux avions de combat doit commencer en 2025 pour s’achever en 2030. Il serait prématuré de présenter un concept de stationnement détaillé. On peut toutefois affirmer dès à présent que les nouveaux avions de combat devront être stationnés sur les bases dont les Forces aériennes disposent actuellement. Le nombre total des avions de combat sera vraisemblablement inférieur, après 2030, à celui des F/A-18 (30 appareils) et F-5 (26 appareils) qui volent régulièrement aujourd’hui.

Pour que les Forces aériennes ne doivent pas exploiter temporairement trois modèles d’avions, les F-5 doivent être retirés du service avant le début de la livraison des nouveaux avions de combat.

Pendant la phase d’évaluation, des mesures du bruit seront réalisées et il en sera tenu compte lors du choix de l’avion.

Autonomie et dépendance

L’exploitation de systèmes technologiquement avancés acquis à l’étranger engendre une dépendance, par exemple pour l’approvisionnement en pièces détachées et pour les mises à jour électroniques. La gestion d’un stock important de pièces détachées et la capacité de l’industrie nationale à assurer la maintenance et la remise en état des appareils peuvent permettre d’atténuer cette dépendance, mais le coût en est plus élevé. Un objectif visé pour le calcul du paquet logistique pour les nouveaux avions de combat est qu’en cas de fermeture des frontières et si l’approvisionnement en pièces détachées n’est pas assuré depuis ou vers l’étranger, la souveraineté de l’espace aérien doit pouvoir être sauvegardée et l’utilisation des avions pour la formation et l’entraînement garantie pendant six mois environ.

Il est vrai qu’avec le temps, sur les avions de combat, certains systèmes ne fonctionneraient plus ou que partiellement si l’État constructeur n’intervenait pas. Les craintes que des avions de combat acquis à l’étranger ne puissent pas décoller, connaissent de dérangements en vol, voire soient commandés à distance, sont en revanche infondées.

Pour les nouveaux avions de combat, l’objectif visé est que le service de vol puisse être effectué, au terme de leur mise en service, par le personnel d’exploitation des Forces aériennes.

6 Si, en moyenne, 50 % des appareils sont immobilisés pour des travaux de maintenance et de réparation,

32 avions sont nécessaires pour que 16 puissent être engagés à tout moment ; si 25 % des appareils sont immobilisés, 22 avions sont requis.