Rapport sur les résultats
Consultation 2020/46: Révision du code des obligations (Défauts de construction) · 28 pages
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Synthèse des résultats de la procédure de consultation : révision du code des obligations (Défauts de construction)
aux indépendants)188. Des participants soulignent qu'une solution uniforme pour tous
correspond aux besoins du marché189, permettrait de se rapprocher de la norme SIA 118190 et tiendrait compte de la motion 09.3392191.
5 participants se prononcent en faveur d'une extension du champ d'application, mais limitée. Certains d'entre eux considèrent que leur propre activité commerciale devrait également être concernée192, une organisation suggère qu'on étende la proposition à des bâtiments de plus grande taille et qu'on fixe une limite de valeur193. Une organisation acquiesce au point de vue selon lequel les professionnels de la construction disposent de connaissances suffisantes, et souhaite qu'on inclue par exemple dans la règle les particuliers qui entendent investir leurs économies dans un immeuble de rendement194.
Une organisation considère que la limitation à l'usage personnel et familial est
proportionnée195. Un participant soutient le droit irrévocable à la réfection notamment du fait de la limitation à l'usage personnel et familial196. Une organisation préférerait qu'on adopte une définition négative comme à l'art. 2, n° 2), de la directive (UE) 2019/771 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2019197.
2 organisations considèrent qu'il est essentiel qu'une délimitation figure dans la loi s'agissant des cas d'usage mixte198, l'une d'elles refuse sinon la modification199. Pour l'autre, une
déclaration expresse ou tacite ne suffit pas à évacuer l'insécurité juridique ; l'application du principe de la bonne foi n'y suffit pas non plus200. Une organisation qui s'oppose au caractère impératif indique qu'on pourrait le cas échéant inscrire dans le contrat que le bâtiment est prévu pour un usage personnel ou familial ou que le droit irrévocable à la réfection ne
s'applique que si l'usage personnel ou familial n'est pas exclu contractuellement201. 7
organisations rejettent le droit irrévocable à la réfection principalement du fait des problèmes de délimitation et du manque de clarté des définitions202.
6 organisations203 demandent que les maîtres d'ouvrage et les acheteurs ne puissent en premier lieu demander que la réfection sans frais comme le prévoit l'art. 169, al. 1, de la norme SIA 118. Selon 5 de ces participants204, il ne devrait pas être possible de déroger à cette règle. L'un pense que la règle205 devrait être de nature dispositive. Un participant fait
188 LU, pvl, Forum des PME (plusieurs membres), HabitatDurable, Jardin Suisse, SIA, UVS.
189 Halter AG.
190 pvl, HabitatDurable, SIA.
191 Uni ZH (p. 6).
192 constructionromande, FER, FMB.
193 CATEF (p. 6).
194 FRI (pp. 4 s.).
195 usic.
196 SMGV (pp. 2, 6).
197 CFC.
198 economiesuisse, SSE (p. 3).
199 economiesuisse.
200 SMBV (p. 3).
201 Nexus Avocats (p. 7, y compris des propositions de formulation).
202 AIS, CP, EIT.swiss, Holzbau Schweiz, Nexus Avocats (pp. 5 s.), USAM, USPI Suisse ; voir le ch. 4.2.1.
203 Développement Suisse, Enveloppe des édifices Suisse (pp. 2, 5), HabitatDurable, Jardin Suisse, SIA, SMGV (pp. 2, 6 s.).
204 Développement Suisse, Enveloppe des édifices Suisse (pp. 2, 5), Jardin Suisse, SIA, SMGV (pp. 2, 6 s.).
205 HabitatDurable.