Rapport sur les résultats

Consultation 2020/46: Révision du code des obligations (Défauts de construction) · 28 pages

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Synthèse des résultats de la procédure de consultation : révision du code des obligations (Défauts de construction)

 elle simplifie la procédure et réduit les frais (pas de réalisation du gage)226;

 elle est satisfaisante car des maîtres d'ouvrage doivent actuellement s'acquitter des frais deux fois et que certains établissements de crédit incluent dans leurs contrats la possibilité de dénoncer le prêt lorsqu’un gage immobilier est inscrit227;

 elle facilite la dissolution du droit de gage, car elle supprime un moyen de pression228.

Une organisation se dit en faveur de la concrétisation des exigences, mais suggère une durée de cinq au lieu de dix ans en considération du délai de prescription des intérêts229. Une autre organisation reconnaît la nécessité d'une révision, mais considère qu'une durée de dix ans est relativement longue230. Une autre organisation encore propose que les intérêts moratoires ne soient dus que pour dix ans au plus231.

Une organisation suggère d'intégrer une réserve en faveur de l'art. 794, al. 2, CC à la fin de l'al. 3232. Lorsque l’hypothèque légale inscrite est une hypothèque maximale au sens de l’art. 794, al. 2, CC, l’intérêt moratoire est déjà inclus dans le plafond chiffré porté au registre foncier : il est dans un tel cas exclu de fournir en sus la garantie des mêmes intérêts pour dix ans alors qu’ils sont inclus dans le chiffre inscrit.

Une organisation doute de la praticabilité de la norme, regrette le manque de protection contre le risque de paiement à double et souligne que des actions sont nécessaires pour assurer que la garantie bancaire couvre effectivement toutes les créances233.

4.4 Autres réformes nécessaires s'agissant de l'hypothèque des artisans et des entrepreneurs

4.4.1 Propositions en faveur d'une relation plus équilibrée entre maîtres d'ouvrage et sous-traitants

Comment pourrait-on remodeler l’hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs de manière à rééquilibrer la situation (en particulier s'agissant du risque de paiement à double) ?

Les participants ont fait plusieurs propositions.

 D'aucuns suggèrent une obligation d'informer de l'entrepreneur principal à propos des sous-traitants auxquels il a eu recours234, des risques de défaut de paiement encourus par le maître d'ouvrage235 et du risque de s'acquitter des frais deux fois236. Cela impliquerait que les sous-traitants doivent vérifier si le maître d'ouvrage a bien reçu les informations requises237.

226 CATEF (p. 6).

227 ACSI, FRC.

228 FSA (p. 5).

229 SwissBanking.

230 UNIL.

231 SVIT Suisse.

232 UNIL.

233 Uni ZH (pp. 7 s.).

234 AR, BL, TI (p. 5), VS.

235 VS.

236 BL.

237 TI (p. 5).