Rapport sur les résultats
Consultation 2023/42: Révision du Code civil suisse (Éducation sans violence) · 30 pages
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Synthèse de la consultation : modification du code civil (éducation sans violence)
représente également une possibilité pour l’extraire de l’exercice de l’autorité parentale et adopter en amont un point de vue plus large centré sur l’enfant100.
Pour certains, le contenu du droit de l’enfant doit être décrit dans le message, afin que la norme ait un effet de signal et permette en particulier d’opérer un changement dans la mentalité des parents101. Enfin, il devrait y être précisé qu’il ne s’agit pas d’une prétention individuelle exigible en justice102. 1 organisation relève à titre subsidiaire que si l’inscription d’un droit de l’enfant à une éducation sans violence dans la loi devait être considérée comme irréalisable, il conviendrait tout au moins de clarifier la question dans le message de manière à ne laisser aucune place au doute103.
Même certains participants qui ne souhaitent pas d’inscription explicite du droit de l’enfant à une éducation sans violence dans le texte légal considèrent qu’il serait souhaitable de mentionner expressément ce droit de l’enfant dans le message relatif à la modification législative104.
4.1.5 Propositions visant à élargir le cercle de personnes obligées et à adopter un article spécifique
2 organisations105 déplorent que pour des raisons de systématique légale, l’éducation sans violence soit rattachée à l’autorité parentale, et préconisent l’adoption d’un article séparé.
Même si, en Suisse, seules les personnes à qui incombe le devoir d’éduquer l’enfant, qui fait partie intégrante de l’autorité parentale (parents et tuteur conformément à l’art. 327c, al. 1, CC), peuvent se prévaloir d’un éventuel droit de correction, il va de soi que le parent
dépourvu de l’autorité parentale est aussi tenu d’offrir une éducation sans violence lorsqu’il exerce un droit de visite, de même que par exemple les grands-parents qui s’occupent de l’enfant106. Toute personne impliquée dans l’éducation de l’enfant est tenue de l’exercer sans violence, indépendamment de la question de savoir si cette personne détient ou ne détient pas l’autorité parentale107. Le fait de rattacher l’éducation sans violence à l’autorité parentale
100 UNIGE (p. 6)
101 SO (S 1), Ombudsman des droits de l’enfant (p. 5)
102 chTP (p. 2), NCBI Suisse (p. 3), Schlupfhuus Zurich (p. 2), UNIGE (p. 6), Association ÉDUCATION SANS VIOLENCE (p. 2)
103 TGNS (p. 1)
104 Voir le ch. 4.1.1.
105 UNIGE (p. 7), Ombudsman des droits de l’enfant (pp. 4 s.)
106 UNIGE (p. 7)
107 Ibid.