Rapport sur les résultats

Consultation 2023/42: Révision du Code civil suisse (Éducation sans violence) · 30 pages

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Synthèse de la consultation : modification du code civil (éducation sans violence)

2 organisations149 soulignent dans leurs propositions de formulation la nécessité de préciser qu’il doit s’agir d’offres de soutien à bas seuil d’accessibilité. L’une de ces organisations150 souligne en outre qu’il ne s’agit pas seulement de proposer aux familles des prestations de service lorsque des difficultés éducatives apparaissent, mais bien d’anticiper celles-ci en prévenant l’épuisement parental, en consolidant l’habileté éducative des parents, etc. Elle propose ainsi de remplacer la formulation « en cas de difficultés dans l’éducation » par « en cas de besoins relatifs à l’éducation ». Cette approche est partagée par une autre

organisation151, qui prévoit cependant d’effectuer cet ajout en plus de la mention des

difficultés dans l’éducation (« en cas de questions relatives à l’éducation, en particulier de difficultés dans l’éducation »). Une autre organisation estime qu’il est nécessaire de

compléter la disposition en précisant que les offres destinées aux enfants et aux parents doivent être accessibles sans discrimination152.

S’agissant de l’interprétation du terme « office de consultation » proposé par le Conseil fédéral, certains participants153 font observer qu’il convient d’expliquer dans le message à quels types de structures ce terme fait référence. Pour eux, il est important que ces offices de consultation fassent partie du dispositif mis en place dans le domaine de l’aide à l’enfance et à la jeunesse, et non de celui qui relève de la protection des enfants et des jeunes. Il convient en outre de prévoir un accès direct à ces offres pour les enfants et les adolescents, à savoir sans le consentement de la personne détentrice de l’autorité parentale. Une organisation154 propose d’ajouter au texte une formulation qui précise que les enfants ont le droit de recourir à ces offres sans l’accord des personnes responsables de leur éducation.

Une autre organisation155 plaide en faveur d’une approche plus large et considère que la limitation du champ d’action à l’offre de services d’aide et de conseil relève d’une conception trop étroite : afin de diffuser une véritable culture axée sur le développement d’une parentalité positive et de méthodes éducatives non violentes, elle considère qu’il est nécessaire de développer une stratégie complexe d’actions cantonales axées à la fois sur la promotion, la prévention et la protection.

149 a:primo (p. 3 : « niederschwellige, aufsuchende Unterstützungsangebote »), AvenirSocial (p. 5)

150 AvenirSocial (p. 5)

151 3xFSAJ (p. 4)

152 TGNS (p. 2)

153 OW (avec un renvoi à la prise de position de la CDAS, p. 2), CDAS (p. 2)

154 SSAV (p. 3)

155 SUPSI (p. 2)