Rapport explicatif

Consultation 2026/7: Modification du code des obligations (Conseillers en vote) · 27 pages

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La forme de la mise en œuvre est une question qui a grandement occupé l’administration. Le Département fédéral des finances (DFF) a rejeté une mise en œuvre dans le droit des marchés financiers pour diverses raisons5. Le Département fédéral de justice et police (DFJP) a donc d’abord envisagé de mettre en œuvre la motion dans le cadre d’une loi spéciale. Cependant, cette solution s’est avérée inapplicable. Des obligations fixées dans une loi spéciale ne pourraient que très difficilement être imposées efficacement aux entreprises étrangères. La Commission fédérale du registre du commerce et un avis de droit6 commandé par l’Office fédéral de la justice (OFJ) ont abouti à la même conclusion. Sur la base d’une note de discussion du 25 juin 2025, le Conseil fédéral a décidé de mettre en œuvre la motion dans le code des obligations (CO)7 et de se limiter à traiter les conflits d’intérêts.

1.2 Les conseillers en vote en Suisse

Les conseillers en vote aident généralement les investisseurs à décider comment voter lors de l’assemblée générale. Ils émettent notamment des recommandations de vote concrètes sur les différents points portés à l’ordre du jour. Les conseillers en vote aident indirectement les investisseurs individuels à regrouper leurs intérêts en vue de l’assemblée générale et peuvent alléger considérablement leur charge administrative8. En outre, les conseillers en vote peuvent, pour le compte des investisseurs, effectuer des recherches sur les entreprises, fournir des données à l’appui de leurs propres analyses ou organiser la représentation des droits de vote. Ils peuvent également contribuer à faire entendre les préoccupations des investisseurs en matière de gouvernance et ainsi contribuer à une gestion adéquate et durable des entreprises.

5 Voir plus bas.

6 Avis de droit de la professeure Isabelle Chabloz du 13 novembre 2024, disponible sur ofj.admin.ch

7 RS 220

8 Voir GUSTINETTI HENZ TANJA, Die Rolle und Rechtstellung von Stimmrechtsberatungsunternehmen (Proxy Advisors) im schweizerischen Recht, Unter besonderer Berücksichtigung der Regulierungsfrage, thèse, Bâle 2016, N 54 s., 228 ss, 291 ss 305, p. 316 s. et 319; VOGT HANS-UELI, Stellungnahme vom 31.07.2017 in Bezug auf die Vernehmlassung zur Teilrevision der Richtlinie betr. Informationen zur Corporate Governance von SIX Swiss Exchange, ch. 2.3.3, disponible sur https://www.ius.uzh.ch/de/staff/professorships/alphabetical/vogt/publikationen.html > Vorträge, Working Papers, Stellungnahmen etc. (état au 4 février 2026); HOCH MARIEL, Proxy Advisory – eine Standortbestimmung RSDA 2016, 487, 488 s.; LENGAUER DANIEL/PÖSCHEL INES, Swiss Code of Best Practice, in : Lengauer Daniel/Eggen Mirjam/Straub Rudolfo (édit.), Fachhandbuch Kapitalmarktrecht, Zurich 2021, N 4411; BÖCKLI PETER, Proxy Advisors: Risikolose Stimmenmacht mit Checklisten, RSDA 3/2015, 209, 210; REUTTER THOMAS U.: Regulierung und Haftung von Proxy Advisors, in : Reutter Thomas U./Werlen Thomas (édit.), Kapitalmarkrecht – Recht und Transaktionen XI, Zurich 2017, 229, 232 s.; RIOULT CHRISTIAN, Regulierung von Stimmrechtsberatern, PJA 2014, 1176, 1180.