Rapport sur les résultats

Consultation 2024/16: Révision totale de l’Ordonnance du SEFRI concernant les conditions minimales relatives à la culture générale dans la formation professionnelle initiale · 32 pages

Fedlex · Rapport sur les résultats · Page 10Fedlex · Rapport sur les résultats

d’une base pour l’organisation de l’enseignement et l’évaluation. Ceci passe essentiellement par une simplification et une clarification des compétences visées, afin que le PEC puisse fixer un cadre

cohérent et lisible à l’attention des rédacteurs des plans d’études école, et au final des enseignants. Selon SSP, il faut garantir un haut standard de qualité de l’enseignement de la culture générale par une adaptation au plus près des réalités personnelles, professionnelles et sociales des personnes en formation. Les objectifs de l’EnCG doivent figurer dans l’ordonnance elle-même, afin d’en garantir la visibilité, mais aussi et surtout de leur assurer une position centrale dans cette formation.

Les objectifs énumérés au point 2 du PEC doivent reprendre ceux de la nouvelle ordonnance, et il convient d’adapter la formulation qui est faite au point 1, car, pour le SSP, il n’est pas acceptable de définir la formation professionnelle comme participant à la création d’un « vivier de main-d’œuvre qualifiée ».

Il convient dès lors de souligner le lien entre la fixation des objectifs et leur mise en œuvre à travers l’acquisition de compétences clairement définies et compréhensibles pour les personnels enseignants comme pour les élèves.

Or, selon le SSP, le PEC prévoit une complexité très importante avec un système à trois niveaux de compétences : les compétences clés, les compétences du domaine « Langue et communication » et celles du domaine « Société ». Ceci contrevient à la volonté affirmée d’orienter l’enseignement de la culture générale vers un curriculum en spirale et une pédagogie active, car les compétences sont trop nombreuses et hétérogènes pour être mises en œuvre efficacement, alors que la pédagogie active est déjà rendue difficile par des effectifs de classe souvent trop importants, avec des programmes chargés et un temps limité. Pour trouver un équilibre entre le nombre de compétences, l’ambition pédagogique et la liberté pédagogique indispensable pour l’enseignement de la culture générale, il est indispensable de réduire fortement le nombre de compétences et d’octroyer les conditions d’enseignement adaptées, notamment en fixant un nombre maximal d’élèves par classe.

Toujours selon SSP, les « compétences clés » ne doivent pas seulement être « utiles à l’apprentissage tout au long d’une vie », mais également à l’épanouissement des personnes en formation sur les plans personnel, professionnel et social, en leur donnant les moyens d’agir sur leur environnement. Il

convient également de reconnaître le caractère idéal de ces compétences, puisqu’elles ne sont pas objectivement mesurables et, enfin, de clarifier leur statut par rapport aux autres référentiels de

compétences, mais également par rapport au PEC en général, afin de ne pas perdre en visibilité l’ensemble du plan d’étude du fait d’un niveau de complexité trop élevé.

SSP déplore le manque de clarté de la formulation des compétences du domaine « Société » en raison de leur inclusion dans un autre type de référentiel, les « aspects », et du fait qu’elles doivent être déduites de la description des « champs d’action » de ces derniers. Étant donné que les notions

auxquelles il est fait appel pour définir les aspects (éthique, identité et socialisation, culture, etc.) sont familières pour les responsables de l’EnCG, cette partie devrait être considérablement simplifiée en formulant les « idées directrices » qui respectent un cadre scientifique rigoureux. En outre, il

conviendrait également d’énumérer les compétences visées dans la partie « champs d’action », de s’assurer de leur cohérence avec les objectifs de la formation et les compétences clés et de leur donner un caractère mesurable, c’est-à-dire évaluable.

SSP se montre critique concernant les considérations développées au point 2.4 et dans l’annexe sous les mots-clés « prise en compte des changements », « thèmes transversaux », « mégatendances »,

« changements sectoriels et évolutions temporelles », etc. Il estime que ces considérations relèvent d’un contenu davantage politique que scientifique et n’ont, par conséquent, pas leur place dans un document à visée institutionnelle et pédagogique. Il critique également l’image globale qui en résulte, la jugeant hétérogène et incohérente. S’il ne conteste pas la nécessité d’adapter le PEC aux évolutions du monde, il regrette les catégories employées pour décrire ces évolutions qui ne correspondent