Rapport LEtr
Consultation 2006/30: Dispositions d'exécution de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers et de la révision partielle du 16 décembre de la loi sur l'asile · 76 pages
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a. la communauté conjugale existe depuis au moins trois ans et que l'intégration est réussie ; ou
b. des raisons personnelles majeures rendent nécessaires la prolongation du séjour en Suisse.
2 Des raisons personnelles majeures au sens de l'al. 1, let. b, existent notamment lorsque le conjoint a été victime de violence domestique et que la réintégration sociale semble fortement compromise dans le pays d'origine.
3 Le délai d'octroi de l'autorisation d'établissement se fonde sur l'art. 34.
4 L'étranger s'est bien intégré au sens de l'al. 1, let. a, et de l'art. 50, al. 1, let. a, LEtr, notamment lorsqu'il :
a. respecte l'ordre juridique suisse et les valeurs de la Constitution fédérale ;
b. manifeste sa volonté de participer à la vie économique et d'apprendre une langue nationale.
5 Si la violence conjugale au sens de l'al. 1, let. a, et de l'art. 50, al. 2, LEtr, est invoquée, les autorités compétentes peuvent demander des preuves. Sont notamment considérés comme preuve :
a. un certificat médical ;
b. un rapport de police ;
c. une plainte pénale ;
d. des mesures au sens de l'art. 28b CC9 ; ou
e. un jugement pénal à ce sujet.
Rejet ou proposition de modification
Cantons : BL, GR, NE, VD, AI, AG, AR, BE, BL, GL, GR, SH, TI, VS
Partis : PCS
Milieux intéressés : JDS, TS, OSAR, AIn, CSAJ, UVS, FEPS, CSP, Caritas, Caritas Bern, Humanrights, EPER, ASM, FIZ, TDF, CSDE, zh.ch, Ville ZH
JDS, avis partagé en substance par TS : L'al. 1, let. a, et l'al. 4 sont à biffer ou alors il faut remplacer "intégration réussie" par "efforts d'intégration", car le terme "réussie" peut être interprété arbitrairement.
BL propose de formuler l'al. 2 comme suit : "... lorsque le conjoint a été victime de violence domestique ou et que la réintégration sociale...“.
GR : al. 2 : Il faut concrétiser ce que l'on entend par "réintégration sociale".
NE, en partie VD : dans l'al. 2 de la version française, il faut recourir à la terminologie de la LEtr ; il faut mentionner également le mariage forcé.
VD : al. 2 : L'exigence supplémentaire selon laquelle la réintégration doit être compromise va trop loin.
OSAR, AIn, CSAJ : al. 2 : Le mot "fortement" est à biffer.
AI, AG, AR, BE, BL, GL, GR, SH, TI, VS, ASM : L'al. 4, let. a, doit être formulé comme l'art. 62, al. 1.
Ville ZH, UVS propose de reformuler l'al. 4, let. a, comme suit : "respecte l'ordre juridique suisse“.
AG : al. 4 : Il doit avoir aussi des connaissances de la langue nationale parlée au lieu de domicile.
NE, VD : Dans l'al. 5 de la version française, le renvoi est à corriger (il s'agit de l'al. 1, let. b) SH : L'al. 5, let. a est à supprimer, car un certificat médical ne saurait constituer à lui seul une preuve fiable.
OSAR, AIn, CSAJ, FEPS, avis partagé en substance par CSP et PCS, Caritas, Caritas Bern, Humanrights, EPER : Dans l'al. 5, il faut introduire une lettre supplémentaire : „des déclarations ou des documents émanant de centres de consultation LAVI ou d'autres organismes de conseil, de maisons pour femmes en détresse et d'autres institutions “.
9 RS 210 (entrée en vigueur prévue pour le 1.7.2007), voir aussi http ://www.admin.ch/ch/f/ff/2006/5473.pdf)