Rapport explicatif
Consultation 2017/1: Modification de l'ordonnance sur les liquidités (OLiq) · 32 pages
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Rapport explicatif
concernant la modification de l’ordonnance sur les liquidités
Figure 1: Stratégies d’accroissement du NSFR
Source: Michael R. King, 2013
3.2 Aperçu de la littérature actuelle
3.2.1 Avantages économiques
Les effets négatifs de la dernière crise financière sur l’économie réelle sont encore visibles aujourd’hui. Plusieurs études empiriques révèlent que les coûts économiques des crises bancaires sont considérables et se traduisent par des pertes de croissance élevées29,30. Un secteur bancaire résistant présente donc des avantages économiques importants. En remaniant les normes internationales en matière de fonds propres et de liquidités, le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire (ci-après «Comité de Bâle») entend réduire la probabilité d’autres crises financières et des pertes de croissance qu’elles induiraient. Avec le ratio de liquidité à court terme (Liquidity Coverage Ratio, LCR) et les directives plus strictes en matière de fonds propres, la mise en place du NSFR contribue à améliorer la capacité de résistance du secteur bancaire et à diminuer la probabilité de crises bancaires ayant un fort impact économique.
29 D’après une étude du Comité de Bâle (CBCB, 2010), les coûts d’une telle crise cumulés sur plusieurs années représentent, selon l’hypothèse retenue quant à son déroulement, entre 19 % et 158 % du produit intérieur brut (PIB) d’avant la crise.
30 D’après l’étude de 2013 de Georg Junge et Peter Kugler, qui s’appuie sur une longue série chronologique, les coûts cumulés d’une crise bancaire s’inscriraient même à 360 % du PIB pour une petite économie ouverte comme la Suisse présentant un important secteur bancaire.