Rapport explicatif
Consultation 2012/90: Modification de la loi fédérale sur le transit routier dans la région alpine · 29 pages
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5 millions de francs dans le canton d’Uri. Pour les entreprises de transport, la perte de valeur ajoutée brute pourrait atteindre 14 millions de francs dans les cantons du Tessin, d’Uri et des Grisons. Au total, les pertes escomptées se chiffrent ainsi à 40 millions de francs.
Sur le plan des économies cantonales du Tessin et d’Uri, les répercussions négatives sont assez faibles, dans la mesure où la période de fermeture est relativement courte.
Les répercussions positives potentielles l’emportent sur les répercussions négatives. Avec cette solution, le solde des répercussions positives et négatives sur l’économie est bien supérieur à celui de la solution 1B.
Sécurité
Les risques de dommages s’amenuiseront par rapport à aujourd’hui grâce aux mesures de rénovation structurale et de mise en conformité avec les normes et les directives en vigueur. Par ailleurs, cette solution permettra de réduire considérablement, voire d’éliminer presque totalement le risque de collisions frontales ou latérales.
Adaptations juridiques
La construction d’un second tube sans accroissement de capacité est conforme aux dispositions juridiques en vigueur. Afin de garantir le respect de l’article sur la protection des Alpes, autrement dit de l’interdiction d’augmenter les capacités, dans le cas de l’exploitation de deux tubes à deux voies (une voie de circulation et une bande d’arrêt d’urgence), une précision en ce sens doit être apportée dans la loi fédérale sur le transit routier dans la région alpine (LTRA ; RS 725.14). En outre, il convient d’inscrire dans la loi l’utilisation du système du compte-gouttes, introduit pour des raisons de sécurité afin de réguler le trafic des poids lourds.
Perspectives à long terme
Une fois les travaux achevés, le TRG et son second tube (sans accroissement de capacité) offriront deux possibilités pour le transport de personnes et de marchandises. L’exploitation et l’entretien de deux tubes génèreront certes des coûts supplémentaires, mais ces coûts seront contrebalancés par le fait que les véhicules pourront circuler à double sens dans un tube pendant les travaux annuels d’entretien courant et lors de la prochaine réfection complète (après environ 40 années d’exploitation supplémentaires). Il ne sera donc plus nécessaire de fermer le tunnel la nuit ou de mettre en place des solutions de remplacement pour le transport de personnes et de marchandises.