Rapport explicatif
Consultation 2015/106: Participation de la Suisse au Fonds pour la sécurité intérieure · 29 pages
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3 Règlement (UE) n° 515/2014
3.1 Bases
En novembre 2011, lors des débats relatifs au cadre financier pluriannuel de l’UE pour la période 2014–2020, la Commission européenne a transmis des propositions au Conseil de l’UE et au Parlement européen relatives au financement dans le domaine des affaires intérieures. Elle estimait que l’adoption d’une approche intégrée de la migration et de la sécurité dont l’objectif serait de façonner une Europe où les personnes autorisées peuvent entrer, se déplacer et vivre librement, en ayant l’assurance que leurs droits seront respectés et leur sécurité garantie pouvait profiter à l’UE ainsi qu’aux pays tiers qui en sont partenaires. La Commission européenne a proposé de remplacer les quatre fonds du programme général « Solidarité et gestion des flux migratoires » (Fonds SOLID5) par deux nouveaux fonds : le Fonds « Asile, migration et intégration » (AMIF) et le Fonds pour la sécurité intérieure (FSI). L’AMIF est le successeur du Fonds européen pour les réfugiés, du Fonds européen d’intégration des ressortissants de pays tiers et du Fonds européen pour le retour. L’UE a considéré qu’il ne relevait pas des accords de Schengen. En conséquence, la Suisse ne participera pas à ce fonds. Pour sa part, le FSI est constitué de deux volets : le FSI Police6 et le FSI Frontières. Seul ce dernier est réputé relever des accords de Schengen. Ainsi, la Suisse, en tant qu’Etat associé à Schengen, est en principe tenue d’y participer dans le cadre du développement de l’acquis de Schengen.
Le Fonds succède au Fonds pour les frontières extérieures, auquel la Suisse participait depuis 2009 et qui a cessé d’exister fin 2013. Comme son prédécesseur, c’est un fonds de solidarité visant à soutenir les Etats Schengen confrontés à une lourde charge financière aux fins de la protection des frontières extérieures de l’espace Schengen. Il s’agit des Etats dont les frontières terrestres et/ou maritimes sont particulièrement étendues ou sur le territoire desquels se trouvent des aéroports internationaux importants. Ce fonds doit contribuer non seulement à l’accroissement de l’efficacité des contrôles et à l’amélioration de la protection aux frontières extérieures, mais aussi à une réduction du nombre d’entrées illégales. Il vise également à faciliter et à accélérer l’entrée des personnes autorisées à voyager. Tant la question de la solidarité que le soutien en matière de protection des frontières extérieures de Schengen revêtent une grande importance dans le contexte de la crise migratoire qui persiste.
5 Ce programme général pour les années 2007 à 2013 a permis de renforcer la solidarité entre les Etats membres et d’adopter certaines mesures relatives à la gestion des flux migratoires dans l’UE. A cet effet, quatre fonds avaient été créés : le Fonds pour les frontières extérieures, le Fonds européen pour le retour, le Fonds européen pour les réfugiés et le Fonds européen d’intégration des ressortissants de pays tiers. La Suisse n’avait participé, pour la période 2010–2013 (rétroactivement à compter de 2009), qu’au Fonds pour les frontières extérieures, qui relevait des accords de Schengen.
6 Règlement (UE) n° 513/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 portant création, dans le cadre du Fonds pour la sécurité intérieure, de l’instrument de soutien financier à la coopération policière, à la prévention et à la répression de la criminalité ainsi qu’à la gestion des crises, et abrogeant la décision 2007/125/JAI du Conseil, JO L 150 du 20.5.2014, p. 93.