Rapport explicatif
Consultation 2018/33: Iv.pa. 09.528 «Financement moniste des prestations de soins» · 31 pages
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Le 23 août 2016, la nouvelle sous-commission « Financement moniste »4 a entamé ses travaux et procédé à l’audition de représentants des fournisseurs de prestations et des associations de patients ainsi que d’experts. Le 12 octobre 2016, le 11 janvier 2017 et le 21 mars 2017, la sous-commission s’est penchée sur les grandes lignes de l’avant-projet et les différentes options possibles en vue de la mise en œuvre de l’initiative (objectifs, attribution du rôle de l’agent de financement moniste, champ d’application, possibilités de pilotage pour les cantons, définition de la clé de répartition des coûts ou encore injection des contributions des pouvoirs publics). Sur la base de ces délibérations, l’administration a élaboré deux versions d’avant-projet, dont la sous-commission a débuté l’examen le 6 juillet 2017.
Après que la CDS eut publié5, le 19 mai 2017, un document détaillant des solutions autres que celle du financement uniforme des secteurs ambulatoire et stationnaire dont avait débattu la sous-commission, cette dernière a entendu une nouvelle fois des représentants de la CDS le 22 août 2017. Le 1ernovembre 2017, elle a poursuivi ses délibérations. Le 22 janvier et le 21 mars 2018, elle a mis au net l’avant-projet et le projet de rapport. Le 19 avril 2018, la CSSS-N a examiné l’avant-projet et le rapport explicatif, après avoir elle aussi entendu des représentants de la CDS. La commission a approuvé, par 15 voix contre 7, le projet destiné à la consultation.
2 Contexte
2.1 Terminologie
La notion de « moniste » ou de « monisme » est employée de diverses façons. Dans les concepts connus de financement moniste, la source de financement est unique, si bien que les fournisseurs de prestations ont en face d’eux un seul agent financeur. En ce sens, dans un « vrai » monisme, 100 % des prestations sont financées par un acteur unique. Dans un « faux » monisme, le fournisseur de prestations n’a bien qu’une seule partie en face de lui, mais derrière elle se cache une autre instance qui cofinance les prestations6.
Les modèles de financement monistes se caractérisent donc par le fait que la responsabilité formelle du financement (charge du paiement) repose sur un seul acteur. Les factures ne peuvent plus être adressées qu’à un seul et unique agent payeur, qui règle ces factures après les avoir contrôlées. La source dont cet acteur tire ses fonds n’est pas définie. Le financement peut être assuré exclusivement par les primes, exclusivement par les impôts ou par un mélange des deux, comme c’est le cas actuellement avec la LAMal7.
4 Humbel, Brand, Carobbio Guscetti, Cassis, de Courten, Frehner, Häsler, Hess Lorenz, Moret, Steiert, Weibel
5 Conférence suisse des directrices et directeurs cantonaux de la santé. Optimisation du pilotage et du financement dans les services de santé, argumentaire, 19.5.2017
6 Financement uniforme des prestations à l’hôpital et des prestations ambulatoires par l’assurance obligatoire des soins, rapport du Conseil fédéral en réponse à la motion 06.3009 de la CSSS-E et en exécution du postulat Grin 10.3137, 13.12. 2010, p. 4
7 Institut d’économie politique de l’Université de Berne, Center for Studies in Public Economics, Robert E. Leu, Financement hospitalier moniste, bases de la 3e révision de la LAMal, sous-projet, éditeur : Office fédéral de la santé publique, Berne, février 2004, p. 29