Rapport explicatif

Consultation 2006/11: Révision de l' ordonnance de l'Assemblée fédérale sur l'organisation de l'armée (révision OOrgA) · 38 pages

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1.2.2.3 Maintien de la compétence défensive contre une attaque militaire

La situation actuelle et les perspectives d’avenir nous permettent de réduire quantitativement les éléments de l’armée dévolus à la défense contre une attaque militaire dirigée contre la Suisse au sens strict du terme. Cet état de fait nous est dicté par notre ambition d’atteindre un haut niveau d’instruction et par les réalités financières. Une telle disposition n’est toutefois défendable que si la possibilité subsiste d’accroître à nouveau la force de frappe de l’armée dans des délais raisonnables si la situation l’exige. Le maintien et la poursuite du développement des compétences défensives restent des tâches permanentes de l’armée.

Les formations désignées comme «arme de défense» pour la défense contre une attaque militaire doivent être instruites sans restrictions au combat militaire de défense classique même si c’est une autre partie de l’armée – en l’occurrence les forces de sûreté – qui se trouve en engagement permanent.

Par rapport à aujourd’hui, les forces de défense devront comprendre une quantité restreinte de formations de commandement, de combat et d’appui, et elles devront disposer de formations des Forces aériennes ainsi que de leurs unités d’aide au commandement et d’exploration correspondantes. Ces forces de défense constitueront ce que l’on appelle le «noyau de montée en puissance de la défense». Elles devront se consacrer exclusivement à l’entraînement au combat interarmes et être capables, suite à une montée en puissance adéquate, de mener le combat. Conformément à l’état de la planification actuelle, les Forces terrestres se verront vraisemblablement amputées de la moitié de leurs formations de combat et d’appui du combat, alors que les effectifs globaux de l’armée resteront identiques. Dans les Forces aériennes, les formations volantes seront, aujourd’hui comme demain, utilisées sur l’ensemble du spectre d’engagement de l’armée. Les huit escadres existantes et les formations d’appui qui leur sont liées représentent l’effectif minimal nécessaire pour garantir les prestations qui leur sont demandées ainsi que pour maintenir et continuer le développement de la compétence en matière de défense de notre pays contre une attaque aérienne, raison pour laquelle il n’y a pas de réduction possible dans ce domaine. Parmi les formations de défense contre avions, une réduction globale des effectifs devra être compensée par une proportion plus grande de missiles de DCA et de systèmes insensibles aux conditions météorologiques.