Rapport explicatif
Consultation 2011/50: Révision de la loi fédérale sur la réduction du bruit émis par les chemins de fer · 34 pages
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1.3 Mesures qui ne seront pas poursuivies
Les mesures proposées ci-dessus présentent le meilleur potentiel coûts-utilité sur l’ensemble du réseau; leur éventail d’application suffisamment large améliore de façon décisive le degré de protection. On renonce donc aux mesures qui font état d’un RCU insuffisant et qui n’agissent qu’isolément ou localement, ou qui n’ont pas d’effets avérés. Les mesures rejetées sont résumées ci-après:
Les rames automotrices et les locomotives sur des voies de garage ne sont pas
entièrement mises hors service pour des raisons d’exploitation ou techniques et elles génèrent du bruit permanent ou récurrent. Les aménagements ou les transformations de ces véhicules ainsi que de l’infrastructure induisent des coûts disproportionnés par rapport à l’utilité apportée.
Les anciennes locomotives sont munies de freins à sabots qui entraînent le striage des surfaces de roulement des roues. Pour des raisons de technique sécuritaire, il n’est pas possible de munir les locomotives des mêmes semelles K que celles utilisées pour les voitures voyageurs et les wagons. Les coûts d’ingénierie et de réalisation de solutions de rechange se sont avérés trop élevés vu le petit nombre de véhicules et de leur durée de vie limitée.
La localisation de méplats n’est judicieuse que lorsque le wagon concerné est immédiatement retiré de la circulation et soumis à une révision. Une intervention dans l’exploitation ferroviaire et les coûts afférents ne sont pas suffisants en regard de l’utilité escomptée.
Les absorbeurs acoustiques sur roues ne réduisent que faiblement le bruit de la circulation ferroviaire. Le rééquipement de véhicules suisses déjà assainis n’apporte donc pas d’utilité additionnelle. Quant aux véhicules étrangers, le rééquipement avec des semelles K ou LL (matériau composite) est prioritaire.
Chargement des automobiles: les communes qui comptent des stations de chargement d’automobiles ont déjà bénéficié d’un assainissement phonique; le besoin est donc minime. Des mesures supplémentaires n’auraient qu’un faible impact.
Reclassement des zones résidentielles: l’assainissement phonique est notamment déterminé par la classification légale, effectuée par les communes, des zones par degré de sensibilité (DS) au bruit. Lorsqu’une commune a reclassé une zone résidentielle très exposée au bruit dans la catégorie III, il en est tenu compte. S’écarter de ce principe équivaudrait à une inégalité de traitement avec l’assainissement phonique routier.
Joints isolants: Ils font partie de la signalisation (poste de block) et génèrent du bruit additionnel au passage des trains. Leur remplacement par des compteurs d’essieu n’apporte une utilité additionnelle que dans une mesure limitée et à des coûts élevés.
Le nombre de gares de triage et de mouvements de manœuvre a diminué au cours des dernières années par suite du changement structurel du trafic de détail. Des mesures ont déjà été prises dans les grandes gares de triage, ou bien elles ont lieu dans le cadre de la prévoyance et de l’entretien (pose de freins à mâchoire à segments silencieux). Des mesures plus étendues auraient un RCU insuffisant.