Rapport explicatif

Consultation 2025/20: Approbation des conventions de l’Organisation internationale du Travail no 190 concernant l’élimination de la violence et du harcèlement dans le monde du travail et no 191 concernant les amendements aux normes corrélatifs à la reconnaissance d’un milieu de travail sûr et salubre comme principe fondamental · 30 pages

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diesem Gebiet auszuschalten. Art. 3 der Übereinkunft nennt verschiedene Massnahmen, welche die Vertragsstaaten im Rahmen der Durchführung des in Art. 2 genannten Programms zu ergreifen haben. Diesen Bestimmungen fehlt die notwendige Bestimmtheit, um im Einzelfall Grundlage eines Entscheides zu bilden. Sie enthalten vielmehr Leitgedanken eines Programms, zu dessen Durchführung sich die Vertragsstaaten verpflichtet haben, und wenden sich daher an die Gesetzgeber. Die notwendige Bestimmtheit des Übereinkommens Nr. 111 fehlt auch im Bereich des im vorliegenden Fall betroffenen öffentlichen Arbeitsverhältnisses, denn auch in bezug auf die "Beschäftigungen", die der "unmittelbaren Aufsicht einer staatlichen Behörde unterstehen", haben sich die Vertragsstaaten nur verpflichtet, die in Art. 2 umschriebene "Politik" zu verfolgen (Art. 3 lit. d). Bei dieser Rechtslage muss das Übereinkommen Nr. 111 als nicht unmittelbar anwendbar, d.h. als nicht self-executing betrachtet werden. Das Bundesgericht hat im übrigen auch in einem ähnlichen Fall, nämlich in bezug auf das Übereinkommen Nr. 100 über die Gleichheit des Entgelts männlicher und weiblicher Arbeitskräfte für gleichwertige Arbeit festgestellt, die Bestimmungen dieses Staatsvertrages seien nicht unmittelbar anwendbar (BGE 103 Ia 524)»101.

Convention no 154 concernant la promotion de la négociation collective (1981)102

Selon notre Haute Cour, la Convention no 154 ne contient pas non plus de normes directement applicables :

« Cette Convention, considérée dans son ensemble, ne brosse que les orientations générales d’un programme dont l’exécution incombe aux Etats qui l’ont ratifiée (cf. FF 1983 I p. 33 in medio). Il est à cet égard déterminant que l’art. 4 du traité décrit lui-même les diverses méthodes devant permettre son application, à savoir les conventions collectives, les sentences arbitrales ou toute autre voie conforme à la pratique nationale, à leur défaut la législation nationale. Cela démontre avec éclat que la Convention OIT n° 154 a besoin d’être concrétisée dans chaque Etat contractant par des outils spécifiques, que cela soit le fait des partenaires sociaux, des organes judiciaires, étatique ou privé, ou du législateur. Il apparaît manifestement qu’une telle Convention n’est pas susceptible de contenir des dispositions directement applicables dont pourraient se prévaloir les particuliers »103.

2. Admission du caractère directement applicable

Dans plusieurs arrêts, le Tribunal fédéral a admis le caractère directement applicable de normes spécifiques contenues dans des conventions de l’OIT. Le plus souvent, les décisions ont concerné des conventions typiques de sécurité sociale (Conventions no 128 et no 168) et non de droit du travail.

101 ATF 106 IB 182, c. 3.

102 Entrée en vigueur pour la Suisse le 16 novembre 1984, RS 0.822.725.4.

103 TF 4C.422/2004, c. 3.2.3.1, considérant non publié de l’ATF 132 III 122.