Rapport explicatif

Consultation 2024/2: Mise en œuvre de la loi fédérale relative à un approvisionnement en électricité sûr reposant sur des énergies renouvelables au niveau des ordonnances et autres révisions des ordonnances concernées · 36 pages

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nette, de l’évolution du niveau de remplissage moyenne et de la répartition temporelle des débits entrants. Ces formules sont déduites, par type de centrale, en partant de l’utilisation qui sera faite d’une centrale après optimisation. Les horaires d’utilisation des centrales ainsi déterminés à l’heure près sont proches de la réalité, c’est-à-dire qu’ils correspondent en grande partie à la démarche suivie par les grands producteurs pour la commercialisation de leur production hydroélectrique.

La figure 2 montre la matrice des recettes. Elle indique pour chaque combinaison si le type de centrale est actif sur le marché en question (signalé par ) ou non (signalé par ).

Figure 2 : Matrice des recettes selon les marchés (lignes) et les types de centrales (colonnes)

Pour le calcul concret des différentes contributions aux recettes, nous renvoyons à l’étude de SwissEconomics/EPFZ susmentionnée (voir note de bas de page 15).

Les différentes positions figurant au ch. 4.2.2 sont calculées comme suit :

Ch. 4.2.3 : le négoce sur le marché day-ahead constitue la principale source de revenus des centrales hydroélectriques. Les recettes issues de l’exploitation du réservoir sont calculées sur la base des taux de remplissage moyens - différenciés par région - des lacs d’accumulation et des débits entrants de la centrale hydroélectrique au cours de la période d’évaluation écoulée. On procède par périodes d’un mois. Le nombre d’heures de production à pleine charge est déterminé sur la base de différents éléments : le niveau de remplissage du début du mois, le niveau de remplissage de la fin du mois, les débits entrant pendant le mois ainsi que le débit maximal des turbines. Cette production est évaluée avec les prix les plus élevés du mois10. Dans la réalité, les exploitants ne peuvent pas placer toutes les offres comme prévu sur le marché day-ahead. Pour tenir compte de cet effet, il faudrait un facteur de correction pour les incertitudes liées aux prévisions. Comme ce facteur de correction est du même ordre de grandeur (2 à 6 % selon le type de centrale) que les recettes sur le marché intraday (intrajournalier), le facteur de correction et les recettes intrajournalières sont écartés. Un facteur de correction de 2 % est seulement appliqué pour les centrales au fil de l’eau qui n’ont pas de possibilité d’optimisation sur le marché intraday.

Ch. 4.2.4 : le calcul des recettes ou des coûts de couverture des marchés à terme ne nécessite pas d’heuristique. On suppose qu’en raison de l’inexactitude des prévisions, seuls 80 % de la production sont couverts à terme. La couverture s’effectue jusqu’à trois ans à l’avance : vente 33,3 % durant la période de négoce d’octobre YY-3 à septembre YY-2, vente 33,3 % durant la période de négoce d’octobre YY-2 à septembre YY-1, vente 33,3 % durant la période de négoce d’octobre YY-1 à septembre YY. Cette stratégie de couverture a pour conséquence qu’à la fin du troisième trimestre de l’année actuelle, la production attendue de l’année hydrologique suivante n°1 est vendue à 80 %, celle de l’année hydrologique suivante n°2 à 53,3 % et celle de l’année hydrologique suivante n°3 à 26,6 %. Les ventes à terme sont évaluées avec des produits trimestriels et des produits annuels. Les recettes et

10 Si le nombre d’heures de production à pleine charge correspond par exemple à 100 heures, les recettes sont calculées en multipliant la production correspondante par la moyenne des 100 prix de marché les plus élevés du mois concerné.