Rapport explicatif
Consultation 2007/113: Loi fédérale sur l'encouragement du sport et de l'activité physique. Loi fédérale sur les systèmes d'information de la Confédération dans le domaine du sport · 39 pages
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2.1.2 Santé
Les effets positifs d’une activité sportive et physique régulière sur la santé sont largement attestés (voir par ex. Moses S. et al., Das Bewegungsverhalten von primarschulkindern in der Schweiz, dans: Revue suisse de médecine et de traumatologie du sport" 55 (2), 62-68, 2007). Aujourd'hui, pour des raisons médicales, il y a pourtant nécessité d'agir en Suisse: 64 % de la population ne bougent pas assez. On constate, parmi les enfants et les adolescents, une augmentation du manque d’activité physique et des déficits moteurs, doublée d’une diminution des capacités physiques. Les coûts de traitement directs découlant du manque d’activité physique chez les adultes se chiffrent à 2,4 milliards de francs par année. Un tiers de la population adulte est aujourd’hui en surpoids. Chez les enfants, un enfant sur cinq entre 6 et 12 ans souffre de surcharge pondérale et un enfant sur 25 d'obésité (selon les chiffres tirés du rapport 2007 de l’OFSP sur le Programme national alimentation et activité physique 2008 – 2012).
Le nombre d'enfants en surpoids a triplé cours des 20 dernières années, celui des enfants obèses a carrément quintuplé. La tendance est alarmante et va en s’accentuant. Le manque d'activité physique, les déficits moteurs et le surpoids ont pour conséquences une diminution du potentiel de performance, une augmentation du risque d'accidents et l'apparition, chez les jeunes déjà, de symptômes de maladies dites de civilisation. Autant d'effets qui génèrent à moyen terme une hausse des coûts de la santé et des assurances sociales, ainsi qu'un alourdissement général des charges pesant sur la société. Dans les pays industrialisés, le manque d'activité physique est aujourd'hui un facteur aussi dommageable pour la santé que le déséquilibre alimentaire et le tabagisme. Etant donné que la quantité d’activité physique et l’équilibre alimentaire sont les principaux facteurs modifiables dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires – principale cause de décès dans ces pays –, l’Office fédéral du sport travaille en collaboration avec l’Office fédéral de la santé publique.
De nouvelles recherches ont clairement démontré que la pratique régulière d’une activité physique a des effets positifs sur le bien-être psychique et les performances intellectuelles. Les personnes actives se sentent physiquement et psychiquement en meilleure forme, consultent moins les médecins et séjournent plus rarement ou plus brièvement dans les hôpitaux. Corollaire non négligeable, leur taux d’absentéisme au travail est plus faible.
2.1.3 Formation
Le développement des enfants et des adolescents est essentiel à la cohabitation au sein de notre société. En matière de sport et d'activité physique, on observe actuellement les tendances suivantes:
• recul important, dans la vie courante, des possibilités d'activités physiques et sportives naturelles et spontanées, entraînant la disparition de précieuses expériences physiques et sociales;
• complexification et différenciation du système social qu'est le sport nécessitant un réajustement du processus de formation des enfants et des adolescents afin d'assurer la transmission des compétences d'action et de performance nécessaires;